Des jeunes bleus qui ont tout donné

Pas de podium pour les tricolores sur le relais masculin, une course sur laquelle chaque nation est allée visiter l’anneau de pénalité.

Les jeunes hommes n’ont pas réussi à rejoindre leurs compatriotes sur les marches enchantées du podium. La Russie met la main sur l’or, le Canada s’empare de l’argent 2’10 derrière et la Finlande du bronze à 2’13.

 

Des bleus qui sont restés combatifs jusqu’au bout

C’est Félix Cottet-Puinel qui lance le relais. Pour sa seconde et dernière course de ces mondiaux [le Montblanais a dû renoncer la mort dans l’âme au sprint et à la poursuite parce qu’il était malade], c’est avec beaucoup d’envie qu’il se jette dans la mêlée. Aux avant-postes dès le début, il est à 1,9 s au premier pointage, dans le sillage du Russe et du Canadien, puis il arrive au tir à 1,4 s, autant dire en même temps. Las, la méchante gastro américaine l’a lessivé. Si l’on ajoute la pression générée par son envie de bien faire pour les copains, ça fait… 2 balles qui sortent, 3 pioches qui manquent leur but, 2 tours de pénalité et la 13e position. Alors il attaque sur le debout, manque une cible et met proprement sa pioche. Il a repris deux places, garde le rythme sur sa dernière boucle, et c’est 11e qu’il passe le relais à Émilien Personnaz.

Déçu par ses prestations individuelles, le Savoyard a les crocs. Il dévore deux adversaires dès son premier tour, pour arriver 9e devant les cibles. Effort louable, qu’il paye pourtant sur ses deux premières balles, avant de se reprendre pour les mettre les autres. Il a alors 3 pioches pour boucher 2 trous. Aïe, la première sort ! Il se ressaisit pour blanchir enfin cette satanée cible. Il est à nouveau 11e. Le debout voit le même scénario se dessiner : toujours trois balles pour deux cibles noires. Cette fois, 2 pioches suffisent, il est 10e. Il se jette à corps perdu dans son dernier tour, pour garder cette place lorsqu’il passe le flambeau à Émilien Jacquelin.

Que peut donc faire le Dauphinois ? Tout donner, comme ses coéquipiers. Remonté 9e dans son premier tour, il ne sort qu’une balle au couché et une seule pioche suffit pour effacer le vilain point noir. Il repart 8e du pas de tir. La motivation est là, on se transcende toujours dans une épreuve collective. Entre ces deux tirs, il se lance dans un duel de titans avec l’Autrichien, son rival direct. Entre eux deux, ça va se jouer sur les tapis. Emilien manque deux cibles et se retrouve dans le même cas de figure que son homonyme savoyard : 3 balles supplémentaires pour deux affreuses blessures noires sur la cible. La première atteint son but, la deuxième s’échappe et la troisième fait mouche, il est 7e. Il fournit un ultime effort pour couper la ligne d’arrivée en 6e position.

Ils ont tout donné, ils n’ont rien lâché. Trois jeunes biathlètes qui méritent qu’on leur décerne le prix de la combativité pour n’avoir baissé les bras à aucun moment.

Les résultats complets ici.

Demain ont lieu les dernières épreuves de ces championnats du monde américains, les relais Juniors. Les dames à 16 h 00, les hommes à 18 h 30.

 

 

Photo Jean-Yves Begon

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