Descombes-Sevoie : “Ça fait plaisir mais il reste du boulot”

Le Chamoniard Vincent Descombes-Sevoie, auteur de son premier top 10 en coupe du monde à Sapporo au Japon, est heureux. Mais le sauteur ne s’emballe pas pour autant même s’il souligne déjà les effets bénéfiques du nouveau staff autour de Gérard Colin.

 

Le Japon vous a réussi : une 9e place samedi et une 13e dimanche. C’est d’autant plus remarquable que tous les leaders étaient présents !
Le Japon m’a réussi cette année oui, ça a été un très bon week-end, nous avons fait l’impasse sur la Pologne pour justement bien se préparer pour ici et ça a payé. Tant mieux. C’est vrai qu’on a tendance à penser que les épreuves du Japon sont plus simples mais ce n’est pas le cas. Il y a toujours les leaders de chaque nation qui sont présents, ce qui fait que le niveau reste très élevé.

 

Racontez-vous vos deux concours tels que vous les avez vécus ?
Le temps vendredi n’était pas super avec du vent et de la neige. Du coup nous ne nous sommes même pas dirigés vers le tremplin. La décision a été prise qu’il y aurait qu’un seul saut d’essai à la place de deux habituellement puis qualification et compétition. Ensuite le samedi, dans ces conditions, il faut être bien concentré pour prendre un maximum d’information sur un saut. J’ai fait un saut d’essai moyen puis une bonne qualification : 2e ça m’a libéré, ensuite j’ai aligné des sauts de bonne qualité jusqu’en finale dimanche.

 

Les notes des juges ont en outre été bonnes.
Honnêtement, je n’ai pas regardé mais j’ai cru entendre. Oui, c’est bien de voir que les choses évoluent dans le bon sens, je sais que j’ai des choses à travailler en style. Du coup ça fait plaisir de voir que ça paie, mais il reste encore du boulot!

VDS a signé son premier top 10 mondial samedi.

VDS a signé son premier top 10 mondial samedi.

 

 

Diriez-vous que vous avez désormais franchi un palier ?
Deux fois dans les 15, une top 10 : j’avance dans le classement oui et je progresse sur pas mal de points après je reste les pieds sur terre, je vais prendre compétition après compétition sans me mettre de pression.

 

Qu’y a-t-il chez vous que vous n’aviez pas l’année dernière ? De la confiance ? Une meilleure technique ?
Je me sens beaucoup plus frais physiquement et mentalement, c’est un gros plus car je peux exploiter mon physique et ma technique, je ressens mieux les choses, j’ai retrouvé aussi l’envie et la hargne. L’association du travail de Gégé (Gérard Colin) et Robert fonctionne très bien, je suis vraiment content pour le groupe, pour eux, pour nous athlètes qu’il y ait du positif comme ça dès la première saison, je sais qu’ils font un gros boulot pour que nous soyons une équipe (staff-coachs-physio) et qu’ils se battent pour qu’on puisse bosser dans les meilleures conditions. Merci à eux !

 

Comment voyez-vous la suite de la coupe du monde et les championnats du monde ?
Il va falloir cravacher pour rester dans les 30 en coupe du monde c’est l’objectif maintenant et voler très loin au vol à ski puis pour les championnats du monde : trois belles finales m’iraient très bien !

 

Vous intégrez en effet le top 30 au général. Quand on voit la densité du classement, c’est une belle récompense ?
Oui il y a du beau monde ! Il faut que je reste au contact, il y a encore 11 compétitions, c’est pas fait mais je ne vais rien lâcher, rester concentré au maximum pour ne rien regretter. On verra !

 

Photo : Agence Zoom et Vincent Descombes-Sevoie –

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