Vincent Descombes-Sevoie : Un top 3 ? Je le sens bien

SAUT À SKI - Vincent Descombes-Sevoie raccroche les skis. Multiple champion de France, il détient  le record national de saut, avec une distance de 230,50 mètres.

SAUT – Après la Tournée des 4 Tremplins, Vincent Descombes-Sevoie a passé quelques jours à la maison, en Haute-Savoie. Aujourd’hui, le sauteur français retrouvera la coupe du monde pour l’étape polonaise. Avant cela, il s’est confié à Nordic Magazine.

 

 

Quelle séquence ! l’arrivée de Rose votre deuxième enfant, une Tournée des Quatre Tremplins exceptionnelle et 33 bougies sur le gâteau que vous n’avez pas mangé. La vie est belle, non ?

Une belle période, n’est-ce pas ? Eh eh, nous sommes maintenant quatre à la maison. Oui, Rose nous a rejoint en super forme et nous a amené encore plus de bonheur sous notre toi. Pour la tournée, j’ai fais au mieux pour compenser le manque de temps à la maison et pour les 33 ans, ben ça va oui ! En famille, j’ai quand même fait honneur au roulé de ma femme, mais léger bien sûr 😉.

 

 
Si l’on compare la Tournée de l’an dernier avec celle que vous venez de vivre, on se dit : quel chemin ! Que s’est-il passé en douze mois pour que vous explosiez ainsi sur les tremplins ?

Je me suis rendu compte que c’est possible ! L’année dernière, j’ai passé un cap sur la tournée et, mentalement, ça m’a fait du bien. Il y a plus de régularité et mon saut de base est meilleur. Cette année, j’arrive avec plus de confiance. Du coup, l’événement a été plus facile à gérer, même si il faut être à fond tout le temps et s’accrocher jour après jour.

 

Beaucoup de cadors ont trébuché à Innsbruck, en raison des conditions météos épouvantables. Vous, votre maillon faible, a été Oberstdorf. Pour quelles raisons ?

Après engelberg je n’ai pas trop touché terre, j’ai laissé les affaires de saut et endossé le costume de super papa. Rose est né le lundi et il a fallu gérer au mieux possible l’événement, le repos, la préparation physique et le temps avec Louison, mon petit garçon. Certainement un petit manque d’activation spécifique mais qui s’est vite corrigé.

Un top 10 à Garmisch-Partenkirchen, est-ce que, dans votre tête, ça vaut un top 5 à Ruka ?

Oui très franchement ! Le niveau était super élevé, les sauts meilleurs, l’ambiance aussi. Et puis commencer 2017 comme ça, le top.

 

Avez-vous pensé que vous pouviez finir dans les 10 premiers du classement de la Tournée des 4 Tremplins ?

Oui bien sûr. Après la qualification d’Innsbruck, j’ai pensé qu’il y avait bien moyen, mais les conditions ont été compliquées lors de la compétition, je m’en sors pas si mal. Si j’avais sauté à la place du concurrent qui m’a précédé, ça aurait pu rigoler je pense. C’est comme ça…

 

A moi de trouver LE saut passe-partout.

 

Qu’est-ce qui a manqué ?

Sans faire le Calimero, je n’ai pas été vraiment vernis par les conditions à Innsbruck, ni à bischofshofen. Mais ça fait partie du jeux. Au niveau de la technique, ça peut toujours être mieux aussi. Alors à moi de trouver LE saut passe-partout.

 

On l’a vu : vous êtes très populaire dans l’Europe du saut à ski. Le public vous aime bien, il vous soutient. Qu’apprrécie-t-il chez vous ?

Je pense les explosions de joie, l’image en bas du tremplin après les sauts. Ensuite j’essai d’être le plus ouvert possible, je fais ce que j’aime et ce n’est malheureusement pas donné à tout le monde.

 

 

 

 

Vous êtes désormais membre du cercle très fermé des meilleurs sauteurs à ski du monde. Le regard de vos concurrents a-t-il changé à votre égard ?

Je pense que oui. Certainement, les autres se méfient plus de moi et c’est le conseil que je leur donne (lol). Je sens bien qu’il se passe quelque chose en tout cas, mais l’ambiance est très bonne et c’est agréable.

 

 

Comment analysez-vous les contre-performances de Peter Prevc qui, il y a encore un an, dominait le circuit ?

Deux  saisons au top, ce n’est quand même pas rien, ça demande beaucoup d’énergie. Il a aussi changé de marque de ski. Peut-être n’a t-il pas trouvé encore la bonne efficacité ? Son saut à l’œil reste le même, en tout cas.

 

Vincent, le podium, c’est pour quand ?

Je ne sais pas pour quand, mais je le sens bien !

 

 

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