Elodie Bourgeois-Pin : « Ce week-end a été un grand moment d’émotion »

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La Jurassienne du Mont noir, championne du monde junior en 2002, a raccroché les skis au clou ce week-end à Bessans. L’occasion de revenir sur les moments forts de dix années au plus haut niveau, d’aborder les bons comme les mauvais souvenirs.
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Elodie Bourgeois-Pin, même si vous vous y étiez préparée, que s’est-il passé dans votre esprit quand vous avez officiellement raccroché les skis à Bessans ce week-end ?
Ça a été un grand moment d’émotions avec mes collègues de Savoie Elite Nordic, Emilie (Vina, qui raccrochait également ce week-end les skis, ndlr) et mes anciennes collègues de Franche-Comté ski de fond; et aussi un soulagement car la fin a été assez difficile pour moi.

Sacrée championne du monde junior en 2002, vous avez ensuite participé aux JO de 2006 puis à quatre mondiaux. Quels principaux souvenirs gardez-vous de votre longue carrière ?
Oui, mon titre en junior reste un moment très fort. J’ai aussi vécu de beaux moments lors des JO et en coupe du monde. Le pire, je pense que c’est quand on pense mériter sa place et que l’encadrement décide autrement. Au delà du fait, c’est surtout la manière. Par-exemple d’apprendre que je ne pouvais pas participer aux derniers JO par un journaliste à été particulièrement horrible…

Y’a-t-il des regrets, des remords, des ressentiments au moment de tourner la page ?
Je souhaite tourner la page parce que dans la situation actuelle, je n’ai aucune chance de retourner au plus haut niveau, mon travail à l’armée me prend quand-même beaucoup de temps et j’ai le sentiment très frustrant de m’investir pour rien. Je regrette le manque de respect envers les coureurs. Nous ne sommes pas que des noms sur une feuille de résultats…

 

J’ai envie de m’investir dans quelque chose de nouveau”

 

Vous la Jurassienne de Franche-Comté ski de fond avez dû émigrer vers le team Savoie élite nordic après la suppression des Orange. Etait-ce un tournant dans votre carrière ?
C’était effectivement un tournant de ma carrière car j’ai aussi dû commencer à travailler à Chambéry. J’ai vécu deux belles années dans cette équipe savoyarde et maintenant c’est eux que je vais le plus regretter car nous avions vraiment une super ambiance.

Entre vous et l’équipe de France, l’histoire a souvent été compliquée alors que vous affichiez des qualités parfois supérieures à vos consoeurs notamment en classique… Avez-vous analysé les raisons ?
Non, j’ai encore besoin de recul par-rapport à ça. Je pense que d’avoir décider de quitter les équipes de France en 2008 n’était pas judicieux.

Vainqueur de la Transjuclassic, de la Vasaloppet chinoise, vous avez disputé cette année la Vasaloppet en Suède. Une course d’adieu mémorable ?
Oui vraiment, ça me tenait à coeur de participer à ces longues distances mythiques, même si c’était compliqué toute seule…

Votre reconversion s’ouvre devant vous désormais, quels sont vos projets ? Une suite de carrière dans l’armée avec qui vous êtes en contrat depuis de longues années ?
Je vais quitter l’armée en septembre, car ce n’est pas ma vocation. Je cherche un nouveau travail. J’ai envie de m’investir dans quelque-chose de nouveau…

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