Emmanuel Jonnier : « La saison débute et tout est possible »

Emmanuel Jonnier a décidé, le 1er avril dernier, de prendre sa retraite. Après 13 ans en équipe de France plusieurs podiums en Coupe du Monde et 3 olympiades, celui qui fut l’un des piliers de l’équipe de France de ski de fond, aux côtés de Vincent Vittoz, il a mis fin à sa carrière d’athlète de haut niveau. Aujourd’hui, il fait partie d’une cellule glisse mise en place par la FFS. Avant de rejoindre les studios d’Eurosport pour commenter la première étape de la coupe du monde, il passe pour nous les troupes en revue.

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Bjoergen-Northug, Northug-Bjoergen. Le duo du fond norvégien ne va-t-il pas dominer cette coupe du monde tant ils ont de l’ambition ?
Il est tout à fait possible que Maritt Bjoergen domine outrageusement cette saison. Même si ses coéquipières de l’épique norvégiennes se rapprochent de leur leader, seule Justina Kovalchik semble en mesure de l’inquièter. Le retrait des Italiennes sur la distance, ainsi que celui de Madjic en sprint, lui ôte une comcurence sérieuse. Cette coupe du monde ainsi que le reste de la saison semble tendre les bras à Maritt Bjoergen. 

 

Et Northug ?

 Pour ce qui est de Northug, ce sera certainement moins simple, la concurrence est beaucoup plus féroce, même si il garde une longueur d’avance pour les arrivées en masse, une dizaines d’autres skieurs n’ont rien à lui envier pour ce qui est des épreuves individuelles. La pression médiatique norvégienne pousse Maritt Bjoergen et Northug à afficher leurs ambitions, mais je suis certain que le reste de la meute a les dents aussi longues que nos deux cannibales d’Oslo !

 

A 25 ans, le Suisse Dario Cologna peut-il jouer les trouble-fête en décrochant une troisième fois le globe de cristal et le Tour de ski ?
Bien sûr, rien n’indique que son niveau est diminué ;, il a même amélioré ses performances lors de tests cet automne. De plus, l’équipe Suisse a étoffé son staff de techniciens en recrutant l’ex-farteur de Madjic.  


 On parle aussi de Daniel Rickardsson, Jesper Modin, Alexander Legkov, Maxim Vyleghzanin, Ilia Chernousov et même le jeune Petr Sedov. Cela fait beaucoup de monde autour de la table… 
Tous ces athlètes n’ont pas encore la polyvalence d’un Northug, Hellner ou Cologna pour un général de coupe du monde, mais une fois de plus, ils sont tous capable de gagner une ou plusieurs manches et il ne sont pas les seuls, les Français peuvent aussi lever les bras régulièrement dans la saison. 
Pour le général, le tour de ski semble déterminant tant le nombre de points distribués est important.
Ces dernières années la victoire du générale de la coupe du monde s’est jouée sur tous les formats de course. A moins d’une domination sur un grand nombre d’épreuves de  distance et le tour de ski, il faut une polyvalence exceptionnelle pour gagner le globe. Chaque saison est différente, celle-ci débute, tout est possible.


Pas de JO, pas de championnat du monde cet hiver : quelles stratégies doivent adopter les athlètes ?
C’est un choix individuel, on peut noter celui de Evi Sachenbacher qui a décidé de se donner une bouffée d’oxygène et un braek afin de se lancer “fraîche” dans son dernier combat à Sotchi, ou ceux de quelques athlètes dont Jean-Marc Gaillard qui vont se faire plaisir sur des courses mythiques et populaires comme la Wasalloppet.
Pour beaucoup, c’est également une saison propice pour prendre des “risques” au niveau des programmes d’entraînements et pour apprendre à cibler des étapes. 
Selon moi, tous les top athlètes ne seront pas présents à chaque étape, c’est une saison propice pour étoffer son palmarès et marquer les esprits des sélectionneurs pour les championnats du monde 2013, antichambre des JO 2014.


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