JO 2026 : une quatrième place malgré « une course quasi parfaite » pour Emilien Jacquelin
L’équipe de France s’est habituée aux résultats frustrants depuis le début des Jeux olympiques de Milan/Cortina 2026. Après la cinquième place de Valentin Foubert à 2,7 points du podium sur le petit tremplin du saut à ski, la quatrième d’Aidan Chollet dans une finale à quatre en snowboardcross et la quatrième de Nils Allègre à trois centièmes du bronze sur le super-G en ski alpin, Emilien Jacquelin est venu s’ajouter à cette longue liste.

Le Français a effectivement terminé, ce vendredi, quatrième du sprint de biathlon… à deux dixièmes du podium et de Sturla Holm Lægreid. « C’est frustrant ; on peut perdre ce temps un peu partout », a-t-il partagé sur France 2. Encore deuxième sur l’ultime intermédiaire à 400 mètres de la ligne, il est ensuite apparu passablement fatigué lors des derniers hectomètres.
« Là où je perds ces deux dixièmes, et les trois secondes sur Vetle [Sjaastad Christiansen, deuxième], c’est à cause du [manque de] relâchement dans le dernier kilomètre, analyse-t-il. Je n’avais plus beaucoup d’énergie, je fermais les yeux tellement j’étais cuit. En posant le ski et en le faisant glisser, ça aurait pu me sauver et me permettre de ne pas perdre un podium olympique pour deux dixièmes. […] Aux Jeux, seule la médaille compte, et c’est ce qui rend la déception plus forte. »
Meilleur temps de tir
Trois jours après s’être manqué sur l’individuel (55e avec 6 fautes), Emilien Jacquelin a mis beaucoup d’intensité en piste d’entrée : « J’ai engagé sur les skis, je le paie à la fin ; c’est normal. » Il a poursuivi auprès d’Eurosport : « Je suis parti vite, avec l’intention de me mettre immédiatement dans le rythme et d’imposer mon allure. Je le paie un peu sur la fin, et ces quelques secondes perdues vont sans doute me trotter dans la tête ce soir. » Il réalise finalement le neuvième temps de ski, dans ses standards.
Emilien Jacquelin a surtout retrouvé des couleurs en tir, en réalisant un 10/10 avec le meilleur temps de tir. Face aux cibles, il a ainsi récupéré 10 secondes à Vetle Sjaastad Christiansen, 11 à Quentin Fillon Maillet (1er) et Sturla Holm Lægreid.
Retrouver sa signature qu’est ce tir engagé le satisfaisait à l’arrivée : « Au tir, j’ai été de nouveau moi-même. J’avais à cœur de montrer ce dont je suis capable, après m’être bridé tout seul sur l’individuel, a-t-il partagé sur France 2. Je m’étais donné l’obligation de faire ce biathlon-là aujourd’hui. » « Je me suis concentré sur ce que je devais faire ce que je sais faire à l’entraînement, en restant fidèle à moi-même. Je n’ai aucun regret », a-t-il ajouté à Eurosport.
Tourné vers la poursuite, où il aura un coup à jouer
Malgré ce premier podium olympique échappé de peu, le Français tentait de rester positif, tant le contenu le satisfaisait : « Lundi, je n’étais pas moi-même. Aujourd’hui, en revanche, je pense avoir réalisé l’une des courses les plus abouties de ces dernières années. C’est ce biathlon-là que j’aime : l’intensité, l’engagement, la précision au tir, l’effort total sur la piste. C’est pour vivre ce type d’émotions que je m’entraîne chaque jour. »
Et se projetait d’ailleurs sur la poursuite de dimanche (11h15) auprès du service public : « Je devrais réitérer la même chose, avec encore plus de hargne, comme j’aime le faire. […] Comptez sur moi pour faire le show et mettre le feu sur la piste. »

Il s’y élancera à deux secondes du dossard 2 (Vetle Sjaastad Christiansen), et en même temps que son bourreau Sturla Holm Lægreid. Ce dernier a d’ailleurs eu la curieuse idée de provoquer le Français au micro de la NRK : « J’étais sous le choc en terminant deuxième [Christiansen l’a dépassé deux minutes plus tard, NDLR]. Je ne sais pas ce qu’a fait Emilien Jacquelin ; s’est-il arrêté pour saluer le public ou quelque chose comme ça ? » Ce à quoi l’intéressé a répondu sèchement dans des propos partagés par VG : « Je l’écraserai dimanche, on verra. »
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