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Enora Latuillière : « Je ne suis pas un cas désespéré du tir »

Révélation féminine de l’année sur la coupe du monde de biathlon, Enora Latuillière a vécu « un hiver satisfaisant ». La Chamoniarde, vice-championne du monde de relais, est ravie mais sait qu’il lui reste du travail pour tutoyer les sommets.

 

Enora Latuillière, vous terminez l’année avec le titre honorifique de « Rookie of the year » à la 28e place du classement général de la coupe du monde. ça vous inspire quel sentiment ?

Je finis ma saison avec un sentiment de soulagement et de satisfaction, j’ai vu que j’en étais capable, et que je n’étais pas un cas désespéré au niveau du tir. Malgré une fin de saison plus difficile ce titre de « rookie of the year » et cette 28e place au classement général sont des grandes sources de motivation pour la période de préparation qui va bientôt débuter.

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Est-ce une saison parfaite pour un premier hiver en coupe du monde ?

Un hiver satisfaisant mais non pas parfait, c’est dur de faire une saison parfaite, surtout en biathlon… Même pour une première saison en coupe du monde, je n’ai pas réussi à bien gérer l’accumulation des courses, je ne sais pas encore assez m’écouter et je l’ai payé en fin de saison.

 

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Oui en effet ça a lancé ma saison en beauté, de quoi continuer avec une bonne dose de confiance. Mais en commençant aussi fort il a été dur de se satisfaire des courses moyennes par la suite.

Mais avec du recul c’était déjà très bien.

"je ne sais pas encore assez m'écouter et je l'ai payé en fin de saison"

« je ne sais pas encore assez m’écouter et je l’ai payé en fin de saison »

 

Il y a eu ensuite les podiums avec le relais féminin et bien sûr cette superbe médaille d’argent aux mondiaux de Kontiolahti. Un bonheur forcément différent lorsqu’il est partagé ?

Oui c’est vrai, ce sont des moments très forts ! C’était mes premiers podiums, ce qui entraîne forcement beaucoup de bonheur, mais partagé avec les copines c’est multiplié par 1000. Dans ces moments là, tout le monde a le sourire, les techniciens, les coaches, les kiné, les athlètes, c’est magique!

 

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Je dirais qu’on est une équipe complémentaire

 

D’après vos consoeurs, vous êtes l’atout « bonne humeur et sourire » de l’équipe de France. Comment vous sentez-vous dans ce collectif France qui associe finalement deux générations de biathlètes ?

Dans une équipe comme celle qu’on a, on ne peut que avoir le sourire et la bonne humeur, en plus à ce qu’il paraît on travaille mieux dans la bonne humeur alors quoi de mieux ! On s’entend vraiment toutes bien, avec chacune son caractère et son expérience. Je dirais qu’on est une équipe complémentaire.

"Dans une équipe comme celle qu'on a, on ne peut que avoir le sourire et la bonne humeur"

« Dans une équipe comme celle qu’on a, on ne peut que avoir le sourire et la bonne humeur »

 

Marie Dorin-Habert double championne du monde, Anaïs Bescond montée sur des podiums individuels cet hiver sont des modèles pour vous ?

Oui bien sûr quand on les voit faire des podiums, ça donne envie, on a envie de faire pareil. On a de la chance d’avoir des grandes championnes pour nous montrer la voie et nous tirer vers le haut.

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Que devez-vous et allez-vous travailler cet été pour maintenir ce niveau et sans doute franchir un nouveau palier dans votre progression ?

J’ai pu voir cet hiver que j’avais encore beaucoup à travailler autant en ski que en tir.

J’ai bien progressé en tir cette saison, je vais continuer dans ce sens, en cherchant surtout plus de régularité, et après plus d’aisance sur le tir en confrontation parce que cet hiver la confrontation directe sur le pas de tir a été difficile !

En ski je ne vais pas changer grand chose, juste augmenter un peu mes heures d’entraînement, le reste se fera l’hiver prochain, il faudra que je gère mieux l’enchaînement des couses et l’accumulation de la fatigue pour finir la saison en meilleure forme que celle qui vient de se terminer.

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Photos : Agence Zoom –

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