Ep. 9 : j’ai beaucoup appris

Le Tour de France s’est achevé hier et c’est à la fois un grand vide et un soulagement. On ne peut pas imaginer combien cette course est à la fois prenante, usante, fascinante et épuisante. La dernière journée est toujours un peu particulière et même si le début, sous une pluie battante, fut moins agréable que d’habitude, nous avons réussi à savourer cette dernière journée. On vit la fin de ces trois semaines avec un pincement au coeur mais aussi l’envie de passer à autre chose. Il a régné tout au long du Tour, une belle camaraderie dans les rangs de l’équipe AG2R LA MONDIALE. Une coupe de champagne dans le bus, un repas tous ensemble. Pas d’excès mais juste la satisfaction du travail bien fait. Après une deuxième semaine compliquée, tout le groupe a su réagir et c’est important. 

C’est toujours un plaisir de retrouver sa famille, ses proches, après ces trois semaines un peu folles. Samedi, dans l’Alpe d’Huez, une belle bande de Jurassiens m’attendait dans un virage avec banderole, drapeaux du Jura et beaucoup de bonne humeur. J’ai aimé les voir… C’est tellement important de se sentir soutenu car le Tour n’est pas qu’une succession de bonheur. 

Cette année, je suis passé par tous les états. De l’extase après ma victoire et une première semaine à l’avant. La désillusion et la souffrance dans les Pyrénées et, enfin, un regain de forme dans les Alpes qui m’a permis de terminer sur une bonne note car je commençais à douter. 

J’ai beaucoup appris de ce deuxième Tour, au sein d’une équipe armée pour de grands résultats. Ma victoire m’a permis de découvrir la médiatisation décuplée de la Grande Boucle. C’est sympa mais parfois éreintant. D’un coup, je suis passé de coureur méconnu à cycliste hyper sollicité par le public et les médias. Savoir dire non et apprendre à glisser cela dans mon emploi du temps a été une nouveauté et un apprentissage. 

Finir le Tour est une fierté. Y gagner une étape, un honneur…. Mais il faut déjà penser à la suite. Dès samedi, je serai au départ de la Clasica San Sebastian, dans le pays basque, une épreuve où les puncheurs ont souvent réussi. Alors, qui sait, si les jambes sont bonnes. 

Mi-août, je disputerai les pré-olympiques, à Rio, avec l’espoir de faire partie de l’équipe de France olympique dans un an. Même lorsque l’on est sportif professionnel, les Jeux demeurent un rêve. 

Autant de raisons de ne pas se reposer sur le Tour de France mais de regarder devant moi. 

Je vous remercie pour votre soutien et j’espère vous croiser dans le Jura. J’ai reçu beaucoup de messages qui m’ont touché et je sais qu’à Saint Claude et dans le Jura, mes résultats été particulièrement suivis. 

J’espère vous recroiser bientôt, peut-être en septembre, à la Forestière à laquelle je pourrai participer. 

Mais chut, c’est un secret…  

 


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3 Comments

  1. Roland

    29/07/2015 à 9 h 12 min

    ta modestie, ton talent, tu es un vrai jurassien! Tes textes précis, qui transpiraient de sincérité: un plaisir à découvrir.
    Mille bravo pour tout.

    • Balastre Jean

      29/07/2015 à 10 h 11 min

      Tout simplement un grand bravo et toutes les amitiés de la famille Saulgeot.

  2. Balastre Jean

    30/07/2015 à 9 h 34 min

    Je ne vois pas Alexis sur la liste des partants pour la Classica San Sébastian.
    Qu’elle en est la raison ?

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