Equipes de France : on connaît les premiers “exclus”

Le printemps rime avec élaboration des nouveaux collectifs des équipes de France de ski nordique. Si rien n’est encore officiel, on connaît déjà quelques-uns des exclus des collectifs fédéraux. 

 

Chaque printemps, le staff des équipes de France se penche sur la composition des collectifs fédéraux pour l’année suivante. La dernière mouture avait réservé quelques surprises avec “l’exclusion” de la championne de France de biathlon Jacquemine Baud. Cette année, c’est a priori le combiné nordique qui paie le plus lourd tribut puisque, comme le révèle L’Est Républicain du jour, Geoffrey Lafarge, Samuel Guy et Nicolas Martin ne feront plus partie de l’équipe en tant que partenaires d’entraînement. Ils l’ont appris la veille des championnats de France de combiné à Chaux-Neuve de la bouche d’Etienne Gouy, ex-entraîneur de l’équipe de France qui pourrait donc être composée, pour son groupe A, des champions du monde François Braud et Maxime Laheurte.

« C’est dur à digérer, mes résultats depuis 3-4 ans stagnent effectivement et ne sont pas à la hauteur des attentes de la fédé. A 24 ans je n ai jamais été dans les 15-20eme en coupe du monde, ce que l on attendait de moi. C est la loi du sport haut niveau… Je comprends cette décision mais d un côté les 3 “B” (Martin, Lafarge et moi) étions souvent en ballotage et encore devant les juniors. Ils ont décidé de “casser” notre génération pour faire confiance aux jeunes qui arrivent. Ça c est déjà ressenti sur la sélection des mondiaux et on sentait le coup venir. Le plus difficile pour moi est de sentir le soutien fédéral se dérober, commente Samuel Guy.  Mais ça me donne encore plus envie de me battre. Si je dois arrêter ce ne sera pas à cause de décisions fédérales mais bien de ma propre volonté et je n’en ai pas envie. Je vais me battre jusqu’au bout et faire le point cet automne après les sélections pour les coupes du monde. En attendant je vais pouvoir m’appuyer sur le soutien du comité du Jura de saut et du team élite du massif Jurassien de ski de fond pour m’entraîner cet été de façon à être performant le moment venu », ajoute le Meuthiard.
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Samuel Guy : “Je vais me battre pour les sélections”.

« Je m’y attendais un peu : on a terminé la saison mi-février et un jeune est parti aux mondiaux à la place de ceux qui avaient marqué des points, poursuit Nicolas Martin. Les coaches nous l’avaient laissé entendre… Je ne sais pas encore comment sera défini le groupe coupe du monde mais la porte reste ouverte pour la coupe du monde. A nous de nous débrouiller pour se préparer. Je n’ai aucune idée sur la suite à donner et préfère me donner le temps de la réflexion.»

 

Génération sacrifiée

Geoffrey Lafarge, lui aussi auteur de points en coupe du monde cet hiver, envisage de faire seul : « En gros, on doit se débrouiller pour disputer les sélections cet automne avec des critères établis pour gagner sa place pour le dernier stage de préparation avant la coupe du monde. Ce sera coupe du monde ou rien du tout en somme. Ça fait un choc quand même… mais c’est peut-être une opportunité pour tester l’entraînement qui me convient mais qui ne convenait pas forcément au reste de l’équipe. Je sais que je peux faire mieux que ça, je ne peux pas m’arrêter là-dessus. » Pour ces trois garçons, le sentiment d’une “génération sacrifiée” est palpable…

En fond, côté jurassien, Alexis Jeannerod et Cyril Miranda sont mis sur la touche. Mais le Pontissalien, champion de France de relais avec le Massif jurassien fin mars à La Féclaz, n’est pas franchement surpris de cette annonce et prend la nouvelle comme une motivation vers un nouveau défi : « Vincent Vittoz m’a confirmé hier midi que j’étais sorti des collectifs FFS, confirme ce grand spécialiste de classique. Je m’y attendais suite à une saison difficile où je n’ai pas rempli mes objectifs ! Je comprends que l’accent doit être mis sur ceux qui créent la différence et sur les jeunes qui arrivent ! A moi de montrer mon meilleur niveau la saison prochaine. Je vais pouvoir travailler avec le comité régional et c’est une perspective très motivante de partir pour un nouveau défi avec de nouvelles personnes qui sont j’en suis sûr très compétentes. »

 

Mauvaises surprises ?

« J’ai 30 ans, la saison n’a pas été bonne ou en tout cas pas trop mal jusqu’avant les mondiaux où je n’ai pas été sélectionné, constate Cyril Miranda… Mon objectif c’était d’être en forme à Falun. Je trouve dommage qu’il n’y ait eu qu’un seul français au départ du sprint. C’est leur décision, je n’ai pas d’armes pour me défendre… Je pense que je paye une préparation délicate avec des soucis de dos, sans me chercher des excuses. Je vais essayer de voir comment faire avec l’armée pour continuer au moins une année ou deux pour m’entraîner au mieux et dans des conditions optimales. Je suis en contrat jusqu’en 2016 même si je crains d’être sorti de l’équipe de France de ski militaire. La motivation est là pour continuer à skier.»

Le directeur technique national Fabien Saguez dévoilera prochainement la liste des collectifs fédéraux. Il pourrait bien y avoir d’autres mauvaises surprises. Côté staff, des postes sont à prendre du côté du combiné nordique pour épauler Jérôme Laheurte. Les supputations vont bon train… En biathlon, Julien Robert, en charge des dames, a signé un superbe hiver, tout comme Stéphane Bouthiaux à la tête du collectif masculin. François Faivre devrait aussi conserver son poste en fond.

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