Exclusif : Romain Claudon revient sur sa victoire à Bad Peterstal

En Allemagne, le Vosgien Romain Claudon a remporté l’épreuve de côte. Entretien exclusif.

 

Romain, racontez-nous votre victoire…

Avec Baptiste Noel on est parti en pensant craquer dès le début de la montée (il y avait 3 km de plat montant après le depart, avant les choses sérieuses ). On voulait “s’amuser ” un peu sur le plat en mettant des attaques, peut-être tenter de partir. Donc on a joué. Baptiste a mis quelques pains. Ça a fait monter la pressions des adversaires ; tout le monde se regardait  et nous on rigolait ! Ensuite la vraie bosse…. L’an passé, j’avais tenu 1 km et j’avais craqué.

Ce matin,  je voulais savoir jusqu’où je pouvais tenir.  Je me suis mis en queue du groupe de tête, groupe qui s’est petit à petit écrémé  pour se retrouver à quatre : deux Norvégiens, un Russe et moi. Fossli a craqué a 4,5 du haut. Plus que trois pour la gagne. Le Russe a craqué juste après. Mais il est revenu et en a remis une couche pour essayer de nous poser.

J’ai tenu le coup et c’est le second Norvégien qui a explosé. Après j’ai voulu que l’on prenne des relais 

sauf que je devais faire tout le boulot ; je me suis mis à mon rythme et je l’ai lâché au train.

 

Votre sensation en franchissant la ligne ?

C’est enorme ; j’avais plus mal nul part. Je ne pensais a rien !  Un mode parallèle ! Enfin, j’ai pensé à la course de bessans ; je tenais ma revanche ! Mais j’ai essayé de rester concentré jusqu’a la fin.

 

En poussant l’analyse, pourquoi cela a-t-il fonctionné ce matin ?

Les deux derniers kilomètres étaient moins raides et j’avais peur que les autres se mettent à rouler ensemble et reviennent. je suis normalement très loin d’être un spécialiste de la montée de col mais là, c’etait un jour avec. Bien qu’à l’échauffement, les sensations étaient très mauvaises. Aucun jus, pas de frite pour mettre des petites accélerations  et une fois le coup de feu lancé, j’étais transcendé.


 

J’espère faire des courses comme ça cet hiver

 

 

Cette victoire vous donne-t-elle de l’énergie pour la saison hivernale ?

C’est sûr que c’est de bonne augure. Les courses à plat, c’est quand même pas pareil qu’en hiver. Là, c’est un effort plus similaire. Oui, j’espere faire des courses comme ça cet hiver ! 

 

Vous pouvez désormais vous dire que c’est possible. C’est peut-être ce qui vous manquait jusque là ?

Sur ce type d’épreuve oui ! En classique, j’ai encore du boulot mais en skate je sais que c’est faisable.

 

Ce soir, quand vous allez vous coucher, quelle image souhaitez-vous avoir en tête ?

L’image du moment où je donne mon bouquet … hahaha ! ( tradition oblige ). Le passage de la ligne est pas mal aussi, mais je vais refaire la course pendant un moment je pense !  

 

 

 


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