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Florent Claude : « Avec la Belgique, on peut jouer devant »

BIATHLON – Florent Claude, s’il n’a pas pu courir à l’international sous les couleurs de la Belgique, a prouvé qu’il était toujours dans le coup. L’aîné de la fratrie est déjà tourné vers les Jeux olympiques.

 

 

Florent Claude, vous venez de terminer la saison avec une bonne note en remportant la mass-start des championnats de Belgique et Suisse devant Ivan Joller et Mario Dolder, après votre 4e place sur le sprint. Heureux de terminer de la sorte ?
Effectivement j’ai fini par les championnats de Suisse et de Belgique à Gohms. C’était ma première sortie internationale de l’hiver après les championnats d’Allemagne en ski-roues en septembre. Je termine 4e du sprint la veille à 0.5 sec du podium et la mass start s’est très bien passée avec une belle victoire à la clé. C’était une belle course on s’est vite détaché à quatre en début de course pour nous retrouver à 4 au dernier debout, tous à 14/15 avec Weger, Dolder et Joller. On fait le plein avec Ivan Joller pendant que les autres vont tourner et j’ai pu garder sur les skis la petite avance prise à la sortie du tir.
C’était intéressant de refaire du biathlon avec des gars de coupe du monde… car après avoir beaucoup jonglé cet hiver entre fond, biathlon et longues distances on perd vite le rythme.

 

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Vous avez couru cet hiver sous les couleurs de la Belgique sans toutefois pouvoir vous confronter au niveau international. Où en êtes-vous dans les démarches administratives ?
Effectivement je n’ai pas pu défendre mes nouvelles couleurs en international cet hiver, mais ce sera bon pour la saison prochaine qui est la plus importante.

Comment avez-vous vécu personnellement cette saison de transition où la frustration fut récurrente sans doute ?
Mentalement cela a été dur de voir tout le monde courir, faire des résultats. Forcément il y a eu des moments avec des baisses de motivation, mais j’ai toujours vite réussi à me remobiliser. J’ai pu en profité pour faire plus d’entraînement que les autres toute l’année et notamment cet hiver afin de déjà préparer la saison olympique. Maintenant place à un peu de repos avant la reprise car physiquement et surtout mentalement je me sens fatigué.

Mickael Reusch a signé, pour la Belgique, un bel hiver en coupe du monde de biathlon. Il prouve qu’on peut réussir dans une petite nation… Un modèle inspirant pour vous ?
Forcément c’est inspirant, cela montre que c’est possible les supers résultats qu’il a fait. Et j’ai pu quand même me comparer aux meilleurs Allemands (comme Schemp, Doll, Peiffer…) cet automne plusieurs fois lors de leurs championnats et sur des stages à Oberhof. Et ensuite sur les championnats de Suisse pour finir. Donc je sais que je suis au niveau et cela va m’aider pour préparer cette future saison.
La Belgique devient de plus en plus structurée avec un beau projet à venir et dès cette saison. Nous avons tout pour jouer devant.

Avez-vous pu vous entraîner avec lui cet hiver ? Concrètement, comment organisez-vous votre entraînement ?
Cet hiver non car il était toujours sur la coupe du monde ou en stage prépa. Mais l’été dernier on a fait un stage sur Antholz avec la Belgique où on était tous puis sur l’automne aussi. Cette saison, on a prévu également de s’entraîner un peu ensemble, avec notamment un stage en France.
C’est moi qui gère mon entrainement et ma planification, j’ai bien progressé cette saison avec quelques changements dans mon entraînement par rapport aux années précédentes. Et c’est aussi la première saison depuis trois ans que je n’ai pas eu de blessures. Après mon opération du genou, il m’a fallu du temps pour revenir au niveau, ensuite d’avoir repris trop vite, j’avais une grosse tendinite du tendon rotulien qui me génait beaucoup notamment en skate. Globalement, je vais faire un peu la même prépa pour cette saison avec bien sûr l’objectif principal des JO.

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Maintenant oui, je suis fixé sur les Jeux.

Faute de compétition internationale, vous avez brillé sur le circuit français en remportant six étapes du Samse national tour sur 7 courses ! Regardez-vous désormais du côté de la Corée où auront lieu les Jeux olympiques 2018 ?
Oui il était important de continuer à faire des courses de biathlon durant l’hiver afin de rester dans le rythme et de faire du tir en course. Les résultats de celles-ci étaient bons, mais encore une fois le but était de bosser pour la suite et reprendre des repères. C’est juste dommage que je n’ai pas pu plus me comparer aux athlètes du groupe A et à certains de l’IBU cup, afin de pouvoir me pousser à 100%. Maintenant oui, je suis fixé sur les Jeux et j’attends la prochaine saison avec impatience ☺

Florent Claude est monté sur le podium des championnats estivaux d’Allemagne avant d’y briller cette fin d’hiver.

Vous vous êtes aussi frotté aux longues distances comme La Transjurassienne. Cet univers des courses populaires vous a-t-il plu ?
Effectivement en février j’ai fais deux longues distances, 3ème de la nordique des crêtes où je me battais pour la gagne à trois kilomètres de l’arrivée avec les Gel interim avant de cramper. Et ensuite je tenais à faire la mythique Transjurassienne. Même si c’est dommage que l’organisation ait dû utiliser le site de repli suite au manque de neige. L’ambiance et l’effort sont très différents de ce que l’on peut avoir en biathlon, c’est une super expérience. Cette course a été bizarre, des parties très rapides comme la montée du Massacre à mi-course, puis des transitions et à nouveau la montée de la Sambine. Et une fois encore à trois kilomètres de l’arrivée alors qu’il n’y avait plus que du plat, à nouveau des crampes qui m’ont empêché de pouvoir jouer le final. On n’a pas l’habitude de ces efforts longs de 50 km et 2h de course, je pense que le manque d’entrainement spécifique me manquait sur les fins de courses. Mais j’en garde un super souvenir et cela m’apportera pour les saisons à venir.

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