Florent Claude : « C’est toujours du bonheur d’évoluer en coupe du monde »

Florent Claude a rejoint l’équipe de France sur le circuit de la coupe du monde après le forfait de Simon Fourcade. Déjà l’an dernier, il avait été qualifié pour les premières étapes d’Östersund et Hochfilzen. Le licencié du club de Basse sur le Rupt, dans les Vosges, est donc une valeur montante du biathlon tricolore, vice-champion du monde Jeunes de spint à Kontiolahti en 2012. Actuellement à Pokljuka, il a accordé une interview à Nordic Magazine.

 

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Florent Claude lors de la coupe du monde de Hochfilzen, le week-end dernier
(© Stanko Gruden/Agence Zoom)

 

Quand vous avez appris que vous alliez remplacer Simon Fourcade, indisponible à cause de son opération, pour les premières coupes du monde, quelle a été votre réaction ?

Forcément on ne peut pas être ravi de savoir que l’on remplace quelqu’un pour cause de blessure. Mais cette sélection je suis allé la chercher sur les deux premières étapes de l’Ibu Cup, et notamment sur Beitostolen. Après c’est sûr que c’est toujours un moment de bonheur quand on m’a annoncé que je remontais sur la coupe du monde [après Ostersund et Hochfilzen l’an dernier, NDLR].

 

Ce ticket, vous l’avez gagné surtout en raison de vos bonnes performances lors de la seconde étape de l’IBU Cup à Beitostolen. En Norvège, vous avez en effet terminé à la sixième place en individuel et à la quatrième du sprint. C’était finalement votre premier objectif après votre préparation estivale ?

En effet, après les sélections fin octobre qui se sont très mal passées pour moi, il a fallu vite oublier et se fixer de  nouveaux objectifs concernant l’Ibu Cup. Il est vrai que, suite à mes bons résultats, je peux me raccrocher à mon objectif initial qui était de monter sur la coupe du monde en début de saison.


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« Je dresse un bilan mitigé », déclare le Vosgien en évoquant ses performances autrichiennes
(© Stanko Gruden/Agence Zoom)


Je dois réussir à faire abstraction des autres” 

 

Depuis plusieurs mois, vous évoluez, bien que membre de l’équipe B, avec un statut particulier au sein du groupe Coupe du monde. Qu’avez-vous appris que vous ne sachiez déjà en côtoyant les Fourcade, Jay, Boeuf et Béatrix ?

Je me suis entraîné avec l’équipe A toute la saison estivale ainsi que l’automne. C’est sûr que c’est un plus de s’entraîner au contact des meilleurs mondiaux. Je pense avoir appris dans tous les domaines: ski, tir, mental… 

 

En Autriche, vous vous êtes qualifié de justesse à l’issue du sprint puis vous finissez au 51e rang de la poursuite, avec 15/20 au tir. Quel bilan dressez-vous de cette étape à Hochfilzen ?

Je dresse un bilan mitigé. Au niveau du tir, je n’ai pas été assez présent sur les 2 courses (8 au sprint et 15 à la poursuite) et, physiquement je ne sais pas trop pourquoi le premier jour, ce n’était pas ça: pas de jambes… Mais le lendemain tout était rentré dans l’ordre. Je ressors néanmoins avec tout de même de nombreux points positifs que j’ai envie de mettre en œuvre dès jeudi sur le sprint.

 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?

Réussir à faire abstraction des autres, du public. Faire ma course seulement.

 

Malgré tout, vous avez montré une belle finition au tir ces derniers temps.

Il est vrai que je reste sur de bons tirs en ce moment, notamment sur Beitostolen. Mais en tir,  rien n’est jamais acquis, il faut sans cesse se remettre en question.

 

Le départ de Vincent Jay a été une surprise”

 

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Florent Claude ne connaît pas la piste de Pokljuka (ici en Autriche)
(© Stanko Gruden.Agence Zoom)
 


A Hochfilzen, Vincent Jay a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière sportive. C’était réellement une vraie surprise ?

Pour moi, ça a été une surprise. Il avait toujours dit vouloir défendre son titre olympique à Sotchi. Donc c’est sûr que personne ne s’attendait à son annonce dès le second week-end de coupe du monde.

 

Vous qui l’avez connu en compétition et en stage, vous qui partagiez sa chambre, quel souvenir garderez-vous du biathlète des Ménuires ?

Je garde de très bons souvenirs. En effet, cette année j’ai souvent partagé sa chambre donc j’ai passé de bons moments avec lui. Je garde le souvenir d’un homme qui travaillait dur et s’investissait beaucoup dans ce qu’il faisait, mais également d’un homme blagueur. C’est sûr qu’il n’en ratait pas une… Et puis, il est champion olympique du sprint et médaille de bronze sur la poursuite.

 

Vous êtes à Pokljuka. Comment allez-vous appréhender cette nouvelle étape ?

Je vais appréhender cette nouvelle étape comme je le fais sur les autres. Je vais faire mon maximum sur les skis et sur le pas de tir et on verra le résultat après. Je ne connais pas la piste, c’est un lieu nouveau pour moi ; la reconnaissance sera donc un point important

 

Avec un objectif en tête ?

Réussir les objectifs techniques que je me suis fixés. Qui dit sprint dit poursuite, donc faire mon maximum pour partir le mieux placé à la poursuite.


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