Fond : récit d’un relais incertain à Ulricehamn

FOND – C’est dans les derniers mètres que la Norvège a gagné le relais d’Ulricehamn, devant la Suède et le Canada.

 

Le brouillard était tombé sur Ulricehamn, en Suède, mais cela n’avait pas empêché un nombreux public de s’installer le long de la piste pour assister au spectacle. Le départ du relais 4x 7,5 km a été donné à 13 heures, avec, pour la France, Jean-Marc Gaillard dans les starting-blocks. Le Haut-Savoyard est un classiqueur redoutable. Pour commencer, il s’est installé aux avant-postes, derrière les skis du Suédois Emil Joensson, lui-même prenant la suite du Norvégien Simeon Hegstad Krueger. Le Français s’est ensuite retrouvé derrière le Russe Sergey Turyshev, dans un train désormais conduit par Devon Kershaw, premier homme engagé par le Canada encore sous le coup de la victoire samedi d’Alex Harvey.

Au retour dans le stade, Jean-Marc Gaillard occupait la sixième position. Après 12 minutes de course, les choses allaient néanmoins se compliquer pour lui. Devant, on assistait en effet à une brève échappée menée par Emil Joensson et l’italien Dietmar Noeckler. Si elle ne dura pas, elle contribua néanmoins à durcir la course, provoquant une première cassure.

Le Français, pour le moins costaud, parvenait à rester dans le premier wagon composé de huit fondeurs.

 


 
Quand Maurice Manificat entra en piste, la France pointait à la 5e place. Il y avait la crème de la crème dans ce deuxième relais : Martin Johnsrud Sundby, Livo Niskanen, Dario Cologna ou encore Harvey étaient présents.

Après un tour, tout ce beau monde ne se quittait pas. A l’entrée du stade, Alexander Bessmertnykh donnait le tempo ; à la sortie, c’était le Suédois Johan Olsson qui tentait d’imposer son rythme. Sauf que le Russe n’avait pas dit son dernier mot, ni Sundby qui allait prendre les choses en main, avec Cologna à ses trousses.

Quatre hommes (Norvège 1, Suisse, Finlande, Russie) furent les premiers à lancer les skateurs. Pour la France, Robin Duvillard s’élancer en 7e position.

Le Norvégien Anders Gloeersen passait à l’offensive. Derrière, ils étaient huit, dont le tricolore qui fermait le ban. Nous étions déjà à 40 minutes d’effort cumulé. Toni Livers, qui s’est déjà distingué à plusieurs reprises durant l’hiver, était convaincu que la Suisse avait une carte à jouer. Petr Sedov pensait la même chose, pour la Russie évidemment.

47e minutes. Trois hommes se détachaient, puis quatre. Les deux Suédois, Marcus Hellner et Martin Johansson, Anders Gloeersen et Livers skiaient devant un groupe de trois. Puis, on retrouvait le fondeur de Villard de Lans qui ne parvenait pas à suivre. Clément Parisse s’engagea donc avec un handicap de 12 secondes.

 

 

 
 
A ces derniers relayeurs le soin de conclure. Sept fondeurs pouvaient d’abord prétendre à la victoire. Puis, ils furent neuf. Le Mégevan, accompagné d’un Russe, avait en effet effacé son retard en un tour de piste. Rien n’était donc joué.

Mais il ne restaient que quatre à participer à une lutte finale acharnée, puis trois. Calle Halfvarsson croyait en une victoire quand les clameurs des spectateurs montèrent d’un ton, mais Finn Haagen Krogh fut le plus rapide dans la dernière ligne droite. Les Canadiens, eux, poussèrent eux aussi un énorme cri de joie. La loi des séries étaient en leur faveur. Ils montaient de nouveau sur le podium, 2e devant les Suédois.

La Suisse finissait 6e et la France 9e.

 

 

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