François Bailly-Maître : « Pourquoi je rejoins l’équipe BMC »

Après huit ans de bons et loyaux services auprès de la marque de VTT Scott, François Bailly-Maître, triple vainqueur de la Transvésubienne, double de l’Extrem/Loue et de plusieurs coupes de France d’enduro sera chez BMC cette saison. Il explique ses motivations et le rôle qu’il jouera dans une équipe où figure aussi le double champion olympique Julien Absalon.

BikeParkFrançois Bailly-Maître dans ses œuvres sur “son” bike park de Longchaumois (photo FB).

 

Comme en football, le VTT connaît son mercato ! Ainsi, François Bailly-Maître, vous rejoindrez l’équipe suisse BMC la saison prochaine. Pourquoi ce choix ?
BMC a été la marque avec laquelle j’ai senti le plus d’affinités et celle qui a répondu à mes attentes. Tout au long de la saison, une vraie structure professionnelle se déplacera sur les événements pour nous assister. Il s’agit d’un réel avantage pour nous, pilotes. En effet, la mécanique est omniprésente dans notre sport et passer trop de temps à bricoler participe à la fatigue et à la perte d’énergie. Au bout d’un week-end, on sent la différence. Ici, la prise en charge sera complète et je devrais pouvoir me concentrer sur le principal : le pilotage et la plaisir.
Enfin, malgré 8 ans passés chez Scott et des automatismes enregistrés, je sentais le besoin de changer d’air et d’avoir de nouveaux défis source de motivation.


Vous retrouverez là-bas de grands noms du VTT comme le double champion olympique Julien Absalon (ex Orbéa), Lukas Fluckiger (ex Trek) ou encore Ralf Näf, Moritz Milatz et l’enduriste Florian Golay (ex Flet). Qu’attendez-vous de cet amalgame entre champions de XC et de marathon ?
Personnellement, je n’attends pas grand-chose, je vais chez BMC pour la qualité du matériel, de la prise en charge sur les événements et l’image de la marque. Effectivement, BMC a la réputation d’être une marque haut de gamme avec des vélos soignés. La diversité et la qualité des pilotes qui s’engagent avec BMC tendent encore un peu plus à asseoir cette réputation.
Par ailleurs, il est vrai que le fait d’être dans la même structure que les meilleurs mondiaux en XC peut donner un élan supplémentaire et ouvrir certaines portes.

HUGO PAGET

 

Sur le podium de l’enduro de Combloux (© Hugo Paget)

Vous intégrez la “nouvelle division enduro” de BMC. Connaissez-vous déjà leurs vélos et quels seront vos objectifs ? Seront-ils uniquement tournés vers l’enduro ?
Effectivement, j’ai pu essayer les vélos, ce qui m’a permis de faire un choix parmi les différentes propositions. Le Trail Fox est pour le moment leur vélo Enduro, celui avec lequel je vais rouler une grande partie de la saison. J’aurai pour objectif d’être parmi les meilleurs sur le circuit mondial Enduro et sur les épreuves de masses d’Enduro (Open Enduro Métabief, Bivouac, Mégavalanche, Enduro Series,…) Les Enduros sont les principaux objectifs du team, quelques épreuves comme la Transvésubienne pourront être des objectifs secondaires.
A coté de l’esprit purement compétition, nous insisterons sur l’aspect communication. Ainsi nous devrions réaliser quelques « Trip » avec la production de vidéo afin de faire partager notre passion au plus grand nombre.

 

Nous travaillerons avec les ingénieurs BMC pour développer de nouveaux modèles”


En quittant Scott les Saisies, vous mettez un terme à 8  années d’une fructueuse collaboration. Quels grands moments garderez-vous de ce partenariat ?
J’ai passé 8 ans au sein du Team Scott les Saisies de Franck GAMONET, Team manager pendant toutes ces années. J’ai évidemment de nombreux souvenirs et il est difficile de faire le tri et d’établir une hiérarchie, mais un titre de Champion de France lors de mon arrivée, mes 3 victoires à la Transvésubienne restent parmi les plus forts ! En plus des souvenirs personnels liés à la performance il y a l’esprit d’équipe voire de famille qui s’était créé et cela compte vraiment pour être performant !

 

Vous êtes un vététiste polyvalent par excellence. Jouerez-vous également un rôle de conseiller technique pour développer les vélos de la marque suisse ?
Oui, car c’est un aspect du sport de haut niveau que j’apprécie. Nous allons travailler avec les ingénieurs pour tester et développer de nouveaux modèles adaptées aux pratiques en constante évolution.