François Braud : « J’ai hâte de retrouver le goût de la compétition »

François Braud, de Chamonix, rentre de Suisse où avec l’équipe de France, il vient de suivre un nouveau stage à Einsiedeln. Pour Nordic Magazine, il analyse les conséquences que peuvent engendrer les perturbations du calendrier dues à la douceur qui règne actuellement sur la Scandinavie.

Francois-Braud.pngEtes-vous perturbé par les changements de programme, conséquence directe du manque de neige et de la douceur du climat ?
C’est vrai que ça fait bizarre d’être encore en France à cette époque et d’aller en ski à roulettes en tee-shirt. Cela ne perturbe en aucun cas notre entraînement. Nous avons pu sauter jusqu’à hier en Suisse sur plastique, donc nous aurons juste deux semaines sans saut et nous montrons directement en Finlande à Kuusamo. C’est vrai que j’aurais préféré pouvoir skier sur neige plus rapidement mais le climat en a décidé autrement, donc je m’adapte.


En Suisse, l’entraînement ne se différencie pas beaucoup d’un stage estival puisque le tremplin d’Einsiedeln a sa configuration des beaux jours. En novembre, ne pas terminer sa préparation sur la neige ne doit pas aider à retrouver ses sensations ?
Non pas du tout, car maintenant en hiver les élans des tremplins sont en glace et cela ne fait aucune différence avec l’été. Donc l’adaptation est très rapide. Nous allons pouvoir effectuer plusieurs entrainement avant la première compétition, donc il n’y a aucun problème. 


En quelques mots, pour un combiné, quelles sont les trois principales différences entre un saut d’été et un saut d’hiver ?
C’est juste la température !


Kuusamo approche. Votre état d’esprit ?
Oui kuusamo est maintenant dans moins d’un mois, et j’ai hâte d’y être et de retrouver le goût de la compétition. Je suis prêt, l’été a été très constructif ? Il n’y a plus qu’à aller à la bagarre !


J’ai progressé en ski de fond”


Quel bilan faites-vous de votre saison estivale ?
Ma saison estivale s’est très bien passée, je suis très confiant du travail effectué. J’ai progressé sur la partie ski de fond et le saut reste très bon, donc ça va faire de belle chose !


Vous êtes un ami proche de Jason Lamy Chappuis. Son statut de grand favori a-t-il des répercutions sur l’équipe ?
Bien sûr que d’avoir Jason au sein de l’équipe nous apporte énormément, c’est le meilleur combiné de ces dernières années. S’entraîner avec lui quasiment toute l’année, cela nous permet de nous situer car on sait que si l’on est devant et bien, on est très bon. Depuis plusieurs années, cela a permis à toute l’équipe d’élever le niveau.