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"L'objectif par équipe est rempli avec cette médaille."

François Faivre : «Un bilan plus que positif»

François Faivre, entraîneur de l’équipe de France de ski de fond (groupe distance), se réjouit du bilan sportif et humain de cet hiver, son premier à la tête du groupe A. Le Jurassien d’origine Lorraine a réussi l’amalgame entre les deux générations de l’équipe et permis aux siens de briller à Falun.

 

François Faivre, vous venez de terminer votre première saison à la tête de l’équipe de France masculine de ski de fond groupe distance. Quel bilan général dressez-vous ?

Un bilan plus que positif surtout après avoir fait le point avec les athlètes. J’ai eu besoin de leur retour, leur ressenti sur la préparation, l’hiver… ils ont senti une dynamique et un discours un peu différents, du genre qui relance un peu l’envie. J’ai trouvé ma place et apporté mon idée directive, ma façon d’aborder les choses. Or résultats, je retiens surtout ça, l’amalgame réussi entre les athlètes, les jeunes et les anciens, et le fait d’avoir tiré le meilleur de chacun dans la vie du groupe.

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Dans le détail comptable, avec la médaille d’argent de Maurice Manificat sur le 15 km à Falun et le bronze du relais, l’équipe de France a magnifiquement tiré son épingle du jeu aux mondiaux de ski nordique… 

Clairement, l’objectif était de confirmer la médaille du relais à Sochi qui représente la récompense collective. Les mondiaux de Falun étaient l’objectif de l’année, c’est ce que l’Histoire retient finalement. Avec la médaille du relais et celle du 15 km skate qui est le format de prédilection des Français même si cette course nous avait pas souri encore aux mondiaux, c’est pari relevé. Le collectif a tiré tout le monde vers le haut, c’est bien.

 

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Pour autant, en coupe du monde, les distanceurs français n’ont pas été à pareille fête, mis à part les quelques top 10 de Gaillard, Duvillard et le podium de Manificat à Ostersund. Une explication ?

Ça s’est passé avec des hauts et des bas. Je pense qu’on n’a pas eu beaucoup de réussite, des conditions d’enneigement très limites en début de saison, une équipe nouvelle y compris dans le staff technique… En décembre, on est passé par du tâtonnement et ça a parfois desservi la performance sur le coup. On passe près du podium à Davos. Le discours était vraiment axé sur Falun et peut-être qu’inconsciemment ça peut faire la différence dans l’envie des athlètes.

 

Parisse et Backscheider doivent maintenant tout en haut »

 

La préparation dissociée entre « distanceurs » et « sprinteurs » a porté ses fruits. Cette formule se poursuivra-t-elle la prochaine saison ?

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Oui bien sûr. Ce qui nous a marqués à l’heure des bilans, c’est que s’occuper des sprinteurs à part entière a permis de faire éclore les gars au haut-niveau. Cet été, on fera des regroupements de temps à autre pour partager des stages ensemble afin de travailler de façon bénéfique. Garder le lien avec les espoirs est une piste importante également. Chacun peut apporter quelque chose aux autres, ça créé une dynamique de réussite. Deux athlètes sont dans le groupe rouge avec Baptiste Gros et Renaud Jay : c’est une belle démonstration de cette réussite collective.


Clément Parisse, vice-champion du monde -23 ans, doit viser le haut-niveau sénior estime son entraîneur.

Clément Parisse, vice-champion du monde -23 ans, doit viser le haut-niveau sénior estime son entraîneur.

 

Adrien Backscheider et Clément Parisse ont régulièrement couru en coupe du monde cet hiver. Comme jugez-vous leur intégration dans le groupe et leur évolution sur le circuit mondial ?

Du coup, l’intégration se fait collectivement avec les autres. A moi de lancer les échanges, j’essaye d’être vigilant, de tenir compte des tempéraments. C’est pas le même boulot avec un Jean-Marc qui a de la bouteille par rapport à « Back » ou Clément où il y a un entraînement plus cadré, plus précis. Eux doivent viser tout en haut désormais. « Back » rentre avec une médaille de Falun c’est incroyable à 23 ans… Et Clément aurait pu être à sa place.

 

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Il faut pouvoir suivre les « loustics » à l’entraînement »

 

A titre personnel, vous avez rejoint le team trail Hoka cette intersaison après des années passées chez Lafuma.

Je me retrouvais sans team car Lafuma arrêtait le trail de compétition. Je ne voulais pas forcément repartir sur un cadre team mais Julien Chorier m’a parlé d’un projet sportif et humain intéressant. Finalement, j’ai la motivation pour pratiquer le trail sérieusement et un peu de temps pour m’y préparer. Je n’oublie pas non plus que je dois suivre les « loustics » à l’entraînement. Je me dois d’être affuté pour les suivre. Sur 7 jours de stage, on fait 3 ou 4 footings et des sorties vélo. Il faut aussi avoir le temps et un peu la caisse pour discuter avec eux pendant l’entraînement, c’est très important. Ce sont des moments privilégiés et très complémentaires d’un travail derrière un ordi à décrypter la technique.

François Faivre sous ses nouvelles couleurs Hoka.

François Faivre sous ses nouvelles couleurs Hoka.

 

La saison a démarré le week-end dernier sur le trail des Reculées mais le vrai premier rendez-vous se déroulera du côté des Canaries à l’occasion de la Transvulcania dans 18 jours puis Transju’trail. Comment sont les sensations ?

Je me sens pas du tout prêt à courir sur une longue distance. Je travaille pour retrouver la forme en construisant une base de foncier. Les objectifs principaux seront plus tard dans la saison avec le 80 km du Mont-Blanc pour vivre cette course et essayer d’être devant. Je suis également inscrit à l’UTMB. Mais avant, je disputerai également la Transju’trail un peu dans mon jardin !

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