Gaillard : «Les courses du tour de ski me font envie»

SKI DE FOND – A trois jours du début du Tour de ski, Jean-Marc Gaillard espère se rassurer et pourquoi pas réaliser un coup. Le fondeur du Pays Rochois veut rattraper son début de saison manqué.

 

Dès samedi en Suisse, c’est parti pour un nouveau Tour de ski, comment vous sentez-vous après un début de saison délicat ?

C’est exactement ça ! Très délicat même avec une maladie avant Kuusamo, Lillehammer rebelote où je n’étais pas bien remis… A Davos, je signe mon pire résultat depuis longtemps. Et à La Clusaz, heureusement qu’il y a eu le relais pour me redonner de la confiance. Le matin de la course, j’étais très tendu, et j’avais peur de mes sensations, ça a été un soulagement. Tout n’est pas à jeter. Je pars assez confiant pour le Tour, on a fait des kilomètres juste avant les fêtes pour refaire un petit bloc de volume aux Saisies. Ça a fait du bien à tout le monde même si je suis retombé malade… Je ferais de mon mieux.

 

Revenons sur la belle éclaircie sur cette première période avec le podium en relais à La Clusaz, le premier de l’hiver pour l’équipe de France de fond et le premier depuis 2008 en coupe du monde !

Ça faisait un moment qu’on y pensait. On a eu pas mal de réussite aux Jeux puis aux mondiaux en relais alors que ça ne marchait pas aussi bien en coupe du monde, contrairement aux début des années 2000 où les podiums s’enchainaient plus régulièrement. Ça nous tenait à coeur de confirmer en coupe du monde. Les étrangers nous voient comme de légitimes postulants au podium, à condition d’être tous à 100%. A La Clusaz, compte-tenu des effectifs suédois et finlandais un peu moins forts que d’habitude, c’était l’occasion de briller. On aura un autre relais sur la nouvelle coupe du monde programmée en Suède pour se tester avant les mondiaux.

 

La participation de deux nouveaux relayeurs (Clément Parisse et Alexis Jeannerod) montre aussi le potentiel collectif de l’équipe de France. Rassurant à deux mois des championnats du monde de Lahti où les bleus défendront leur médaille de bronze ?

Oui c’est très intéressant… On a bien pensé à Robin qui va vite revenir à son niveau, mais ça montre que le réservoir est là avec Adrien Backscheider, Valentin Chauvin ou d’autres qui sont également présents. Personne n’est titulaire dans ce groupe : en relais, seuls les meilleurs du moment sont alignés. Ça nous aide d’avoir un collectif fort. Pour Alexis ou Clément, ça peut être des éléments déclencheurs pour se dire qu’ils peuvent jouer devant aussi… On a vu ce déclic en 2004 avec les Rousselet, Jonnier ou Perrillat. C’est rassurant pour l’équipe de France même si individuellement, certains dont moi ont envie de se racheter après ce début de saison. On a toujours envie de faire mieux.

Quels seront vos objectifs sur cette compétition par étapes qui vous réussit plutôt bien d’habitude ?

Ce sont des jolies courses qui me font envie d’autant que la météo s’annonce hivernale. Il y a eu de belles années pour moi sur ce Tour de ski, je sais qu’il y a encore moyen de jouer des coups aujourd’hui encore. C’est un gros morceau de la saison, on sera vite aux mondiaux et ensuite la saison sera finie ! J’aimerais pouvoir me rassurer encore sur ces différents formats pour effacer ce début de saison.

 

 

Personne dans notre groupe n’a eu à couper ses bâtons

 

Avant ce Tour de ski où de très gros points récompenseront le vainqueur, le Norvégien Martin Sundby compte déjà une belle avance au classement de la coupe du monde. Qui pourra lui barrer la route vers un nouveau globe ?

Personne ! Il paraissait moins impressionnant sur ce début de saison après son été compliqué mais il est repassé en mode “Sundby costaud sans faille”… C’est un peu un Marcel Hirscher de l’alpin. Maintenant, il est là et il est fort même s’il ne devrait peut-être pas être aligné sur le Tour de ski après ses histoires ; il n’a pas besoin de ventoline comme d’autres Norvégiens d’ailleurs ! Il a gagné tous les mini-tours depuis trois ans et réussit à monter son niveau sur ces confrontations.

Cette saison a marqué l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation pour la taille des bâtons en classique. Cela a-t-il changé quelque chose dans la pratique ?

Concrètement non. Personne dans notre groupe n’a eu à couper ses bâtons. Ils ont tout simplement voulu freiner la tendance de la double poussée. Au final, ça n’aura pas changé grand chose ! Pour beaucoup d’entre nous, on ne prenait pas forcément des bâtons plus hauts car il faut pouvoir les emmener sur un parcours difficile. Typiquement, Sundby qui insiste avec la poussée à La Clusaz n’a pas fait le bon choix. Et je crois que ce mauvais choix a fait plaisir aux amoureux du classique. Tout Sundby qu’il est, ça montre que la poussée n’est pas possible partout.

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