Gaspard Cuenot : « Le biathlon reste un jeu »

Le biathlète des Cerneux-Péquignot évolue désormais au sein du groupe élite de Swiss-ski et de la sélection en cadre B.  Pour la saison 2012-2013, il a décidé de s’entraîner 100 % de son temps. Pour Nordic Magazine, il fait le point au début de l’hiver.  

 

Capture-d-ecran-2012-11-10-a-06.03.50.png 

Gaspard Cuenot, vous rentrez juste d’un stage à Andermatt avec l’équipe suisse de biathlon. Comment sont les sensations sur les skis et derrière la carabine ?
La semaine passée, j’ai retrouvé l’équipe au centre de performance. Suite aux récentes chutes de neige, nous avons rechaussé les skis et retrouvé les sensations de glisse. De plus, la piste de ski à roulettes a été dégagée de son manteau blanc, ce qui nous a permis d’effectuer des séances fort intéressantes en alternant ski avec ski à roulettes. Au niveau du tir, la confiance règne ; en effet je suis en progrès constant. Ma progression depuis la reprise de l’entraînement en juin est impressionnante.

 

Que vous apporte le fait de côtoyer à l’entraînement des coureurs comme Benjamin Weger qui a bien performé en coupe du monde l’hiver passé ?
De la sérénité au niveau de la planification, de l’ambition sur les entraînements  et une envie de le battre sur les courses.

 

Sur quels secteurs avez-vous particulièrement travaillé lors de votre préparation estivale ?
J’ai travaillé sur tous les plans qu’un biathlète se doit d’exceller : le mental, le tir et le ski. Avec rigueur et précision, on arrive à faire des progrès et les plus notables sont au stand de tir.

 

Vous faites partie du cadre B, l’antichambre de l’élite et pouvez viser une place en coupe du monde dès cet hiver. Comment gérez-vous cette pression s’il s’agit bien d’une pression pour vous ?
Ma participation en coupe du monde cette saison va dans la logique de ma progression.  Je ne ressens aucune pression dans le sport. Je suis confiant sur mes capacités et, plus personnellement, le biathlon reste un jeu, une discipline qui m’émerveille.

 

abb9bf753a.jpgBenjamin Weger a prouvé qu’on pouvait être performant dès son arrivée sur le circuit mondial. Quels seront vos objectifs cette saison ?
Prendre un départ en coupe du monde me tient à cœur. De plus, un podium en IBU Cup serait fort sympathique.  Après il y a aussi les championnats d’Europe U26 où je souhaite réaliser un top 10.

 

Votre frère Jules est dans vos traces. On sent une grande complicité, outre sportive, entre vous deux. S’agit-il d’émulation, de concurrence, d’entraide à l’entraînement ?
Il ni a aucune rivalité entre nous. Mis à part que l’on adore se défier sur les entraînements ainsi que se fixer des défis (sportifs ou non) hors du commun. Il n’est pas rare qu’on finisse les entraînements avec des duels au tir pour savoir qui paiera la prochaine tournée. On se complète bien. Ensemble on est presque redoutables.

 

Le modèle des frères Simon et Martin Fourcade, tous deux dans le top mondial du biathlon, vous inspire-t-il ?
Ils ont une superbe complicité. Je pense que se sont de bons exemples de la vraie fraternité. Pouvoir partager avec son frère les émotions fortes du sport de haut niveau au sein de la même équipe est exceptionnel. Après, si la carrière sportive de Jules ou moi-même se terminait, ça ne changerait en rien notre amitié.

 

Photos : www.gaspard-jules-cuenot.ch


Retrouvez cet article et bien d’autres sur l’application de Nordic Magazine.
Pour plus d’informations, cliquez sur la bannière ci-dessous :

Ski nordique, ski de fond, biathlon, combiné nordique, saut à ski, hiver, coupe du monde, Martin Fourcade