Gérard Colin : « les sauteurs français ont progressé cet été »

Gérard Colin est le chef de l’équipe de France de saut à ski. En poste depuis mai dernier, il évoque ses premiers mois à la tête du groupe saut.

 

Comment se passe la préparation estivale du groupe depuis la reprise ?

Depuis la prise de mon poste, depuis mai, nous avons déjà bien travaillé. J’ai essayé de reconstituer une famille, de redonner une dynamique de groupe, le sourire, et faire en sorte qu’il y ait une bonne entente entre les athlètes. S’il y avait eu de petites crispations en fin d’hiver dernier, tout est effacé aujourd’hui. Nous sommes contents de travailler ensemble, nous faisons du sport de haut niveau en essayant de trouver de la confiance et du plaisir.

 

Quel programme avez vous préparé cet été pour permettre aux sauteurs de retrouver cette confiance ?

J’ai d’abord regardé le calendrier des compétitions et ai fait des choix par rapport à celui-ci. Ensuite, j’ai déterminé des blocs d’entraînement, donc des stages de préparation physique et technique, de saut. L’objectif est d’arriver à une compétition à la fin de chaque bloc d’entraînement pour situer notre niveau. Et, depuis fin mai, le travail porte ses fruits, puisque nous nous apercevons qu’à la fin de chaque période, nous progressons. Les résultats en compétition nous le montrent.

 

Nous avons encore une marche à passer dans la recherche sur le matériel.

 

Vous avez impliqué les sauteurs dans l’établissement de ce programme ?

J’ai conçu ce programme et nous l’avons discuté en réunion, tous ensemble. Nous avons tous donné notre avis et avons tous adhéré à ce programme, c’est un point très positif.

 

Vous vous êtes aussi adjoint un nouveau préparateur physique

En effet, nous nous sommes également attaché les services d’un autre entraîneur qui s’appelle Robert Treitinger. Et, avec lui, le courant passe bien. Le fait d’avoir avec nous un Autrichien, qui en plus parle très bien français, nous apporte une culture de la gagne. En Autriche, ils ont l’habitude de gagner en ski.

 

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Comment arrivez vous à créer une émulation entre les deux grosses locomotives de votre groupe ?

Les deux locomotives, Ronan Lamy-Chappuis et Vincent Descombes-Sevoie, sont deux guerriers. Un guerrier, s’il faut le maitriser, il n’y a pas besoin de le motiver, c’est ce qui fait une grosse différence par rapport à d’autres. Et puis, ils ont aussi besoin de prendre confiance en eux car, depuis quelques années, nous avons eu des soucis de résultats. A moi de leur redonner la confiance, nous savons ensuite dans quelle direction technique retravailler.

 

Concernant le matériel, il y aura aussi des évolutions ?

Nous avons encore une marche à passer dans la recherche sur le matériel, notamment concernant les combinaisons, l’épaisseur des tissus… Nous nous apercevons que les autres nations ont fait un gros travail sur les sous combinaisons. Une bonne combinaison et une bonne sous combinaison bien taillée, cela permet de gagner de la portance. Dans le saut à ski, une combinaison aide à voler mieux ; nous ne nous imaginions pas à quel point.

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