Gilbert Carrez : ce que je veux pour le massif jurassien (2/2)

Gilbert Carrez est le nouveau président du comité régional de ski du massif jurassien. Il succède à Jean-Marc Dole. Seconde partie de l’entretien qu’il a accordé à Nordic Magazine.

 

Né dans le Doubs, vous vivez aujourd’hui dans le Jura. Est-ce que cela fait de vous un représentant du massif tout entier et non d’un département ?
Je suis content que vous me posiez la question car ce fut un vrai problème durant toute ma carrière sportive tout d’abord puis professionnelle ensuite. Lorsque j’étais coureur (années 60), c’était l’affrontement permanent entre les deux départements, puis en 70 à mon arrivé à l’ENSF, j’avais une tare : j’étais « doubiste ». Aujourd’hui on me reproche d’être jurassien parce que j’habite dans le Jura. Je constate avec tristesse que nous n’avons pas parcouru beaucoup de chemin depuis 50 ans !
Personnellement, je me sens citoyen des Montagnes du Jura et je prétends représenter l’intégralité du territoire qu’elles recouvrent. Je veillerai tout particulièrement à ce que le comité directeur et tous les cadres du comité, donnent l’exemple en observant la plus grande impartialité entre les territoires comme entre les disciplines dans tous leurs actes.

La place du Jura à la FFS

Quel est maintenant votre calendrier ?
Comme vous pouvez l’imaginer, il est relativement chargé et perturbé par ce mois de mai riche en jours chômés. Nous allons très vite (le 13 mai prochain) nous mettre en ordre de marche avec la mise en place des commissions sportives afin qu’elles puissent répondre aux urgences et ne pas perturber le départ de la nouvelle saison sportive. Dans le même temps, je vais rencontrer les élus régionaux et les partenaires qui conditionnent en partie le fonctionnement du comité. Je souhaite également rencontrer les cadres techniques et les entraîneurs avec les responsables des commissions pour connaître leurs difficultés et leurs besoins. Je vais aussi prendre connaissance des dossiers et leur donner une suite au plus vite.
Je compte bien mener à bien toutes ces tâches d’ici le début de l’été, période à laquelle pourrait se tenir les « états généraux du ski du massif Jurassien », à la suite de quoi les commissions seront en mesure de travailler sur l’avenir (le projet sportif sera réalisé sur un programme pluriannuel qui devrait servir de guide pour les 4 années à venir).

 

Les représentants du massif jurassien au sein de la Fédération française de ski vont changer et Jean-Marc Dole ne sera plus secrétaire général. Quelle rôle souhaitez-vous que le massif jurassien joue au sein des instances fédérales ? Quelle place doit-il avoir ?
Il me semble que le comite du Massif Jurassien n’est pas le seul à avoir changé de président [Jean-Pierre Vidal au comité de Savoie et  Anne-Chantal Pigelet à celui du Mont-Blanc], il appartient à la FFS de nous dire comment elle voit son organisation compte tenu de ces nouvelles données. Quant au Massif Jurassien, il doit jouer son rôle de grand comité du ski, il doit être force de propositions pour la fédération et contribuer activement aux orientations et décisions de politique sportive dans toutes les disciplines du ski.

 

Je souhaite que la transparence et l’anticipation soient la règle dans tous les compartiments.

 

Quelle sera la première décision que vous prendrez en tant que président ?
Il est pour moi un peu prématuré pour vous donner une décision particulière mis à part l’organisation des états généraux du ski du massif jurassien. Je me sens dans l’incapacité de prendre une orientation avant d’avoir un idée relativement précise de la situation et par ailleurs, comme je l’ai dit à plusieurs reprises,  ce sont des décisions collectives avec les commissions ad hoc et le comité directeur qui seront prises.

 

Quels changements pour les athlètes

Pour l’année qui vient, les athlètes qui portent les couleurs du comité régional doivent-ils s’attendre à des changements ?
Des changements bien sûr qu’il y en aura, ils seront d’ordre organisationnel avec notamment la mise en place d’un certain nombre d’outils qui vont préciser le cadre d’évolution et les engager de façon précise. Mais aussi d’ordre logistique en enrichissant l’environnement nécessaire à des équipes censées se battre au  plus haut niveau et enfin des moyens humains afin que tous nos sportifs disposent des techniciens compétents et en nombre suffisant pour assurer l’encadrement des groupes.
De même je souhaite que la transparence et l’anticipation soient la règle dans tous les compartiments notamment en terme de critères de sélection, d’objectifs et d’évaluation avec des comptes à rendre. Tout ceci dans un climat que je souhaite serein et convivial.
Pour tout cela il faut trouver des moyens financiers et j’ai déjà pris des contacts en ce sens. c’est ce qui va constituer l’essentiel de mon quotidien lorsque la phase de découverte et de mise en place sera passée.

 

La première partie de l’entretien.

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