Grand-Bornand : les bleus prêts à faire face à la pression

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BIATHLON – Ils sont, comme les Françaises, très attendus pour cette coupe du monde à domicile. Martin Fourcade, Quentin Fillon-Maillet and co ont répondu à de très nombreux journalistes lors de la conférence de presse. La pression et les attentes sont grandes, mais le collectif tricolore semble prêt.

 

Beaucoup de journalistes étaient présents pour la conférence de presse cet après-midi de l’équipe de France hommes de biathlon. C’est que l’événement de l’hiver est attendu par d’innombrables supporteurs et suscitent, en France comme à l’étranger, un réel intérêt : ils seront près de 16 000 spectateurs à se presser chaque jour de compétition sur le stade Sylvie Becaert du Grand-Bornand.

Martin Fourcade (FRA).

Parmi les Français alignés, certains retrouveront le stade qu’ils avaient fréquenté en 2013, déjà devant un public nombreux. Simon Desthieux en fait partie : « C’est une piste qu’on avait un peu oublié et qu’on redécouvre aujourd’hui avec beaucoup de monde déjà à l’entraînement », témoigne le biathlète d’Hauteville-Lompnes.

 

Se concentrer sur les courses

 

Le bonheur de retrouver le site haut-savoyard transparait dans les propos des Français à la fois stressés et ravis de courir à domicile. « Quatre ans après la première coupe du monde, on voit que le rendez-vous suscite beaucoup d’attentes. On va essayer de se concentrer sur nos courses même si les tentations seront nombreuses avec tous ces supporters présents pour nous », appuie Simon Fourcade.

Jean-Guillaume Béatrix était aussi des « pionniers » de 2013. Quatre ans après une étape difficile à gérer pour l’ensemble du clan français, le biathlète du Vercors a rappelé qu’il y aurait sans doute un zest de revanche dans l’air cette fin de semaine.

Simon Desthieux et Quentin Fillon Maillet.

Depuis cette fameuse première édition où il faisait ses premiers pas dans le grand bain de la coupe du monde, Quentin Fillon-Maillet a franchi de nombreux caps pour figurer aujourd’hui dans les tops athlètes du circuit. « Il y a de l’appréhension car on a moins l’habitude que les Allemands par exemple qui courent souvent chez eux. Ici, on doit rester focus sur notre entraînement et nos courses », assure le Jurassien.

 

En 2013, ce fut notre moins bonne semaine en coupe du monde sur les dix dernières saisons

 

C’est notamment pour cette raison que le staff de l’équipe de France entend protéger au maximum ses troupes. L’hôtel des bleus, planté au coeur de la zone accréditée, devrait ainsi limiter grandement les dérangements de fans et médias…

 

De grandes ambitions

 

« En 2013 déjà, c’était une belle fête, se souvient Stéphane Bouthiaux. Mais ce fut sans doute aussi notre moins bonne semaine en coupe du monde sur les dix dernières saisons ! Je n’ai aucun doute sur la forme physique des gars mais le biathlon nécessite de gérer des émotions derrière la carabine, et en courant à domicile, il y en aura beaucoup plus que d’habitude. Il faudra faire avec une attente plus grande ce week-end mais on leur fait confiance ».

Antonin Guigonnat (FRA) 

L’attente et la pression, le numéro un mondial des six dernières saisons connaît ça par coeur. Martin Fourcade le sait, il sera très attendu. « Je suis conscient qu’on attend beaucoup de moi, le public comme la presse. A titre personnel, je me présente ici avec des ambitions égales à vos attentes. Il faut faire la course avant de compter les points. Je suis content de la forme et l’état d’esprit ici, j’ai envie de profiter de la fête. De me nourrir de cette énergie contrairement à il y a quatre ans où l’événement nous avait crispés… Et de repartir d’ici sans regrets car l’ambiance s’annonce extraordinaire. »

 

Photo : NordicFocus

 

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