Il parcourt plus de 2700 km en rollerski : record du monde

Gérard Proteau a battu un record du monde qui vient d’être validé par le fameux Guiness. Il  a rallié Oslo à la région parisienne, soit plus de 2700 km en rollerski. Il raconte cette aventure vécue avec son fils Julien. 

 

La bonne nouvelle est tombée : vous avez battu un record du monde et c’est maintenant officiel.
Effectivement record retenu avec 2783,4 km.

 

Rappelez-nous quel était votre projet et dans quel cadre il a été organisé.
Le projet avait deux buts le premier était de battre le record du monde de distance en rollerski en reliant Oslo (Norvège) à Gretz-Armainvilliers (77). Pour cela, nous avons traversé la Suède, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, puis la France jusqu’à l’arrivée. Le précédent record était détenu par le Vénézuélien César Baena qui a participé aux JO de Sochi avec 2150 km environ.
Le second but est à mes yeux le plus important ; c’était celui de sensibiliser et battre le record de dons pour l’association Timeo qui lutte contre le cancer cérébral de l’enfant. Là aussi, record battu avec plus de 10 000 euros récoltés.

 

Julien et Gérard Proteau

Au cours de votre périple vécu avec votre fils, quel a été le meilleur moment ?
Le meilleur moment bien sûr a été l’arrivée avec tout ce que cela représente. Je dirai même toute la journée dès le départ de Château-Thierry. Même sous la pluie nous avions la banane jusqu’à Gretz et étions pressés de vivre ce moment !

 

Et le pire ?
Le pire moment ? On va dire LES pires moments, ce fut pendant nos 3 premiers jours : chaleur (36°) relief montagneux (mais magnifique), panneaux directionnelles inexistants (ce qui nous a valu de faire 20 km de plus) à notre première étape et effectuer un total de 100 km… Surtout, pendant ces trois jours, nous n’avons pratiquement pas mangé à notre faim et bien rechargé les batteries.

 

 

En plus de 2 700 km, on fait de belles rencontres. Quels visages gardez-vous en mémoire ?
Tous mes visages que nous gardons seront sans aucun doute toutes les personnes qui nous ont hébergés à titre gratuit tout au long de notre parcours français ou étrangers, ce qui nous a permis de faire beaucoup d’économies et de les reverser en dons. Ils ont participé indirectement à cette récolte de dons !  Ce fut une grande aventure humaine inoubliable. Encore vraiment merci à eux.

 

 

Je n’ai eu sur le parcours aucun doute, aucune défaillance.

 

 

Sur le plan sportif, quels problèmes avez-vous rencontrés ?
Comme je le disais auparavant, les trois premiers jours, nous avons été vite fatigués par ce manque de nourriture avec plus de 26 000 calories brûlées. Puis j’ai souffert d’une douleur sur la cuisse  durant 5 jours à mi-chemin ; celle-ci est partie avec des “autos massages” . Il y a aussi eu de grosses chutes qui ont provoqués des croûtes aux genoux et coudes. Sinon avec ma préparation  j’étais prêt physiquement ; je n’ai eu sur le parcours aucun doute, aucune défaillance. A l’arrivée j’étais bien !

 

Julien et Gérard Proteau

 

Avez-vous été étonné par l’intérêt qu’a suscité, notamment sur les réseaux sociaux mais aussi sur le terrain, votre défi ?
En ce qui concerne les pays scandinaves traversés, rien d’étonnant pour eux de me voir passer en rollerski avec un vélo remorque me suivre. ils étaient quand même surpris de la distance à faire ! Au fur à mesure de notre avancée, les demande d’amis sur FB se sont multipliés, les médias à l’étranger ont été plutôt inexistant sauf en Belgique. Ce n’est qu’arrivés en France que nous avons eu le plus de contacts avec les médias (journaux,tv, radios…), mais dans l’ensemble et pour une tentative de record du monde, ce fut “léger”. Je pense qu’on ne m’a pas pris au sérieux puisque j’étais  inconnu ! Lors de nos interviews, il fallait surtout parler du principal:  le cancer cérébral de l’enfant avec l’association Timéo.

 

 

Et maintenant, qu’avez-vous en tête ?
Monter un projet de cette envergure n’est pas de tout repos … Il faut trouver des partenaires, des sponsors et des contacts divers. Une vraie galère je dirais, même un parcours du combattant. Comme je l’expliquais, je suis un inconnu, alors pas simple : beaucoup de portes se sont fermées, je pars avec un handicap !
Pour ce projet je remercie le maire ainsi que les élus de ma commune de Gretz-Armainvilliers qui m’ont aidé pour certains sponsors, l’organisation de l’arrivée et surtout qui m’ont fait confiance, sans oublié bien sûr les sponsors et partenaires !
Je vais me laisser une année de repos car depuis trois ans, j’effectue de long raid en rollerski, je travaille et ce n’est pas simple du tout de me libérer, mais je pense déjà à un autre défi pour 2016 !

 

Julien et Gérard Proteau

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