Jason Lamy Chappuis : « très heureux de remettre un dossard »

 

 

Pour son retour à la compétition, après deux années loin du monde du ski, le Bois d’amonier a vite retrouvé ses marques au tremplin, en prenant la deuxième place du concours de saut. Encore en manque de volume en ski, il signe une belle cinquième place lors des championnats de France de combiné qui se sont déroulés hier.

Au-delà de sa performance, Jason Lamy Chappuis montre qu’il n’a pas perdu son plaisir à pratiquer son sport au plus haut niveau, de son esprit de compétition, de sa disponibilité et sa vivacité pour répondre aux nombreuses sollicitations dont il est toujours l’objet. Le lien entre le public, venu en nombre à Chaux-Neuve malgré une météo fluctuante, et le champion jurassien reste fort. Aujourd’hui, il participe aux championnats de France des comités, dans l’équipe 1 du Massif jurassien.

 

Nordic Magazine : quel bilan tirez-vous aujourd’hui de ce retour à la compétition ?

Jason Lamy Chappuis : au niveau du tremplin, c’est quand même positif, je fais quand même un beau saut, je suis dans le coup. C’est encore un petit peu irrégulier, donc il va falloir continuer à stabiliser cette technique, mais en tous les cas sur certains sauts, j’ai vu que j’étais très performant donc je ne me fais pas de soucis là dessus.

Et maintenant, en ski de fond, on sent qu’il me manque du foncier, mon rythme de base n’est pas assez élevé pour suivre les autres. Après j’arrive à faire une course correcte, mais je plafonne vite et je n’ai pas réussi à la suivre quand ils ont accéléré. Mais pour seulement deux mois et demi d’entrainement, cinquième aux championnats de France, c’est bien.

 

Nordic Magazine : l’objectif était là ?

Jason Lamy Chappuis : si je pouvais faire podium, tant mieux. Mais j’ai fait comme j’ai pu, et cinquième, ça va, c’est correct.

 

Nordic Magazine : aujourd’hui vous avez fait beaucoup de sauts, avec les entraînements, les manches du championnat de France de saut et le concours du combiné. Est ce que vous n’avez pas laissé un peu d’énergie sur le tremplin ?

Jason Lamy Chappuis : ça a joué un petit peu. Je pense que de toutes façons, je n’ai pas énormément de sauts depuis deux années, donc plusieurs sauts, ça me fatigue un peu plus que d’habitude. Plusieurs sauts dans la journée, plus le ski de fond le soir, c’est sûr que je vais bien dormir.

 

Nordic Magazine : les sollicitations du public comme de la presse reviennent aussi.

Jason Lamy Chappuis : c’est plaisant les gens qui nous encouragent. Il y avait encore beaucoup de monde sur la piste de ski à roulettes, les jeunes qui viennent pour des autographes ou des photos, qui sont contents de nous voir, c’est génial, ce sont des moments qui me manquaient un petit peu. Forcément, ça fatigue un petit peu, mais c’est une journée, niveau fatigue, ce n’est pas grand chose comparé à ce que l’on fait à l’entrainement.

 

Nordic Magazine : vous semblez heureux de retrouver la compétition.

Jason Lamy Chappuis : oui, très heureux de remettre un dossard, comme quand j’étais junior, les premières compétitions que je faisais, avec toujours le sourire, ça me fait plaisir d’être de retour. Même si j’en bave, j’ai le sourire quand même.

Nordic Magazine : vous avez eu peur de retrouver le tremplin ?

Jason Lamy-Chappuis : non, ça va. C’est sur qu’il y avait un peu d’appréhension, parce que cela faisait longtemps que je n’avais pas sauté à Chaux-Neuve. Hier, le premier saut que j’ai fait ici, il y avait un petit peu d’appréhension, mais je me sens plutôt bien, je suis content de venir à l’entrainement et je pense que venir avec le sourire la confiance, ça efface tout. A la fin, quand on traine un peu des pieds, que l’on est fatigué, j’avais de la lassitude il y a deux ans. Forcément, je faisais un peu plus attention, je n’avais pas envie de me blesser. Là, ça va bien.

Nordic Magazine : les deux années loin de la compétition vous ont apporté un regard différent sur votre discipline ?

Jason Lamy-Chappuis : ça fait du bien de se changer les idées, de prendre du recul, parce que l’on se rend compte qu’il n’y a pas que la compétition. Et quand on est dedans, on se met une pression monstrueuse et quand on prend du recul, cela permet de relativiser. Du coup, cela fait du bien de voir autre chose. En fait, c’est génial d’être sportif de haut niveau : on fait ce qu’on aime, ce n’est pas un boulot. C’est sûr qu’il y a des sacrifices, que c’est difficile, ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est génial à vivre. Et quand on a la chance de vivre ça, il faut le faire à fond.


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