Jérôme Laheurte : « On sent qu’on a franchi un petit cap »

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COMBINE – Après une semaine de stage sous le soleil de la Côte d’Azur, l’équipe de France de combiné passe en mode hiver cette fin de semaine. L’occasion de faire le point avec son entraîneur Jérôme Laheurte.

 

En gros, le but c’était de… se régénérer. On avait réalisé quatre semaines avec deux intensités à chaque fois, sur le mode de deux courses par week-end comme en coeur de saison. On souhaitait enchaîner sur une période plus calme. Il y a fait aussi l’envie générale d’attaquer la saison un peu plus frais. On en faisait trop ces deux dernières saisons. Le stress, on sait qu’il y en a et la fatigue supplémentaire peut les gêner. On veut attaquer frais l’hiver surtout au tremplin et être sur une dynamique positive de progression au long de la saison.

En cela, le stage a été différent dans le sud avec de superbes conditions météo et de bonnes séances de ski-roue sur les cols du secteur, également de bonnes séances de footing. Ce fut une expérience intéressante, on s’est rendu compte que les gars en avaient vraiment besoin après énormément d’heures réalisées cet été. On a été invité dans un golf et dans un chouette resto quatre étoiles : on en a bien profité (rires).

 

 

  • Ce vendredi, vous prendrez l’avion pour la Finlande et y resterez pour huit jours avant un retour en France puis le départ pour la coupe du monde de Ruka fin du mois. Quel sera le programme d’ici l’ouverture de la coupe du monde ?

On a choisi de revenir quelques jours en France pour passer le début de semaine de la coupe du monde au calme à la maison. Ça évitera aussi de cogiter sur place. Ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas fait mais ça me paraissait important de souffler un coup avant de remonter là-bas. Les derniers jours d’attente sur place ne sont jamais faciles à gérer car on ne peut pas sauter avant les entraînements officiels. Je préfère qu’on attaque avec un maximum d’énergie, après deux débuts de saison difficiles.

 

  • Cet été et cet automne, Maxime Laheurte a été impressionnant sur le tremplin. Heureux de le voir de nouveau à son meilleur niveau en saut ?

Oui bien sûr ! Je suis content de son approche, de son attitude. Il a retrouvé de la confiance, de la conviction. Il sait qu’il peut gagner des concours. Il n’a eu quasiment aucun déchet dans l’entraînement, c’est de bon augure pour cet hiver. Il est aussi bien plus en forme sur les skis que l’hiver dernier. J’ai tenté un coup de poker en montant le 10 novembre à Kuusamo et il se trouve que le tremplin est déjà prêt, c’est un bon coup de chance avec également 6 km de ski de fond déjà tracés.

 

  • Dans son sillage, Laurent Muhlethaler a aussi progressé. Tout comme le reste du groupe semble-t-il. De l’extérieur se dégage l’impression d’une émulation plus forte au sein de l’équipe ?

On a toujours bien vécu dans le groupe malgré des résultats en dents de scie. C’est un peu mieux maintenant, avec une ambiance vraiment professionnelle où les anciens tirent les plus jeunes dans leur sillage. On sent qu’on a franchi un petit cap. Il fallait aussi se laisser le temps, laisser le temps aux jeunes comme Antoine ou Laurent qui ont déjà progressé rapidement, de confirmer leurs progrès ! On ne pouvait pas imaginer aller plus vite. Ils ont notre confiance et sont en pleine confiance. Laurent s’est révélé cet été, Antoine se dit qu’il doit se bouger s’il veut rester jouer une sélection aux Jeux où on visera une médaille sur le relais. On a des cartes pour y arriver : tout le monde voudra en être.

 

 

Kuusamo sera un peu tôt pour Jason qui a beaucoup travaillé cet été

 

  • Concrètement, l’équipe de France aura cinq places sur la coupe du monde compte-tenu des résultats probants de l’an passé signés par Antoine Gérard et Laurent Mulhethaler. Comment s’opérera la sélection finale dans votre groupe de six ou sept athlètes ?

C’est grâce à notre bonne fin de saison et la médaille de Laurent aux mondiaux juniors qu’on a cinq places au lieu des quatre habituelles. Les cinq attaqueront en coupe du monde : Lamy Chappuis, Braud, Gérard, Laheurte et Mulhethaler. On pourrait aussi avoir six mecs sur le circuit en fonction des résultats de Hugo Buffard, Lilian Vaxelaire et Nicolas Didier alignés en coupe continentale.

  • Un mot enfin sur le « revenant » Jason Lamy Chappuis. Sera-t-il, à votre avis, prêt à performer dès le début de l’hiver ?

Kuusamo sera un peu tôt pour Jason qui a beaucoup travaillé cet été. Les deux ans d’arrêt il a retrouvé son corps d’athlète du haut-niveau mais manque d’endurance en force. L’objectif est qu’il ait de la confiance au tremplin et qu’on puisse monter en puissance cet hiver avec les Jeux en ligne de mire. A nous de le gérer au mieux pour arriver costaud en février. Il a eu six mois de préparation et il reste encore quatre mois avant les Jeux. On doit se servir de cette période pour le préparer au mieux. Aujourd’hui, on ne veut pas faire trop d’intenses avant les premières courses. On a vu des courses intéressantes mais irrégulières en ski de fond, il reste encore quelques questions qui trouveront réponse dès le début de la coupe du monde.

 

Photo archives : Nordic Magazine et équipe de France de combiné –

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