JO 2026 | Biathlon : « Je pense que ce fut une journée terrible pour nos techniciens, encore plus que pour nous », estime Tommaso Giacomel
Avec le dossard 6, l’équipe masculine d’Italie de biathlon avait à cœur de se racheter, ce mardi lors du relais des JO 2026, après des courses individuelles décevantes. Pourtant, « ça ne s’est pas passé comme nous le souhaitions », comme l’a indiqué Nicola Romanin à l’arrivé de l’épreuve.
Avec une quatorzième place finale, le pays hôte a complètement déjoué sur cette course, se retrouvant sans dans le ventre mou du classement.

Tout a commencé avec Patrick Braunhofer, premier relayeur, pour qui le ski de fond a été très difficile (vingtième et dernier chrono). « Disons simplement qu’aujourd’hui n’était pas mon jour, ni le mien, ni celui du matériel. Dans le dernier tour, je n’avais plus d’énergie. La neige était lente, mais ce n’est pas une excuse, je n’ai pas été à la hauteur. Je suis désolé », a déclaré celui qui avait la responsabilité de débuter ce relais au micro de la Gazzetta.
« Dans les bois, l’Allemand est passé sur mon bâton, l’a cassé et m’a fait perdre du temps, car je n’ai pas pu combler l’écart tout de suite, a-t-il également expliqué à Fondo Italia. J’ai eu du mal à le combler au tir, mais au dernier tour, je n’en pouvais plus. Je suis déçu du relais, car si on démarre aussi mal, c’est difficile de remonter. » Avec seulement une balle de pioche sur chaque tir, il passe le relais à Lukas Hofer en dix-neuvième position, à 1 min 27 de la Norvège.

L’expérimenté italien réalisait également deux bons tirs mais, sur les skis, ça ne voulait pas aller dans le bon sens (quinzième temps de son relais). « La course d’aujourd’hui a été difficile, commence-t-il pour la Gazzetta. Nous devrons tout analyser après la course, une fois l’adrénaline tombée, en tirer les conclusions et passer à autre chose. Nous n’abandonnerons pas, il nous reste encore une course à disputer. »
« C’était sans doute la journée la plus bruyante, on n’entendait même plus sa propre respiration »Nicola Romanin
A 1 min 50 de la tête de course, Nicola Romanin savait que le podium était loin, mais son objectif était ailleurs. « Mon objectif était d’être présent, mais aussi de participer au relais, qui est à mon avis la plus belle épreuve de biathlon car elle réunit quatre athlètes qui se donnent à fond pour leur pays. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme prévu, a-t-il confié à Fondo Italia.. Quoi qu’il en soit, nous avons tous donné le meilleur de nous-mêmes. Comme toujours, l’émotion était palpable, mais aujourd’hui, c’était sans doute la journée la plus bruyante, on n’entendait même plus sa propre respiration. »

Malgré tout, Tommaso Giacomel prenait le départ de ce quatrième et dernier relais de la course à la quinzième place en sachant que les jeux étaient faits. Avec une balle de pioche sur le couché et trois sur le debout, l’Italien a terminé la course quatorzième , à 4 min 28 de la France victorieuse.
« Pendant la course, j’ai surtout essayé de ne pas me faire doubler, a déclaré Tommaso Giacomel. Je me suis donc concentré sur la qualité de mes tirs lors du couché. Je pense que ce fut une journée terrible pour nos techniciens, encore plus que pour nous, car je sais les efforts qu’ils déploient et la difficulté de leur métier. Ils seront sans doute très en colère aujourd’hui, mais je suis certain qu’ils trouveront une solution dans les prochains jours. »

Il poursuit la défense de son staff : « Ils nous ont souvent aidés en nous fournissant d’excellents skis. Aujourd’hui, ils ont commis des erreurs, comme cela est déjà arrivé à d’autres. J’entends toujours dire que les biathlètes français sont les meilleurs et qu’ils ont toujours de meilleurs skis, mais je me souviens, par exemple, d’une mass-start il y a deux ans où ils ont tous raté et on aurait dit qu’ils avaient du papier de verre sous leurs skis. Malheureusement, ce sont les risques du métier. La préparation des skis est bien plus complexe qu’il n’y paraît. »

Désormais, le clan italien va tenter de gommer cette contre-performance et se focaliser sur la dernière épreuve à domicile qui les attend ce vendredi. « En attendant, mon objectif principal est de récupérer, car ces 7,5 km m’ont épuisé plus que les autres courses. J’ai largement dépassé mes limites, a confié Nicola Romanin. Ce sera vraiment excitant, car je n’ai jamais participé à un mass-start. Ce sera donc une première à 31 ans et aux Jeux olympiques ! »
« Ce sera une course très importante, ce sera ma course. Je veux en profiter et faire de mon mieux, développe Lukas Hofer. On sait que la mass-start a toujours ses particularités et, d’après les prévisions météo, ça pourrait être une course très intéressante. »
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