JO 2026 : tout savoir sur le format du sprint en biathlon
Avec le format historique de l’individuel et le relais, le sprint est l’un des formats les plus anciens du biathlon. Il est apparu dès 1980 aux Jeux olympiques (en 1992 pour les femmes, lors de leur première participation), après avoir été introduit aux Mondiaux en 1974 puis dès la première édition de la coupe du monde en 1978.
Format de référence pour les sélections, il est aussi le seul qui a une incidence directe sur une autre course, la poursuite. Lors des JO 2026 de Milan/Cortina, il se disputera vendredi 13 février (14 h) pour les hommes et le lendemain à 14 h 45 pour les femmes, sur les pistes d’Antholz (Italie).

Le sprint se dispute en contre-la-montre, avec un intervalle de départ de 30 secondes. L’ordre des dossards des 92 concurrents est tiré au sort la veille, selon des groupes de départ établis en fonction du classement général de la coupe du monde. Afin de prolonger le suspense, les favoris s’élancent dans le deuxième tiers de la course. Un fonctionnement mis en place en 2024-2025, alors que les meilleurs mondiaux choisissaient jusque-là leur sas de départ. La course était alors souvent pliée après le dossard 30.
Deux passages face aux cibles
En piste, les biathlètes doivent parcourir à trois reprises un tour de 2,5 km (pour les femmes) ou 3,33 km (pour les hommes). À l’issue de leur première boucle, ils réalisent un tir couché face aux cibles de leur choix (sur les pas de tir 1 à 15). Ils ont cinq balles pour autant de cibles, larges de 45 mm de diamètre et placées à 50 m. Chacune des erreurs entraîne un passage sur l’anneau de pénalité de 150 m, représentant une perte de temps de 20 à 25 secondes par balle manquée.

Même fonctionnement à l’issue du deuxième tour, cette fois-ci face aux cibles debout (sur les pas de tir 16 à 30). Celles-ci font 110 mm de diamètre, mais sont plus compliquées à faire tomber. La stabilité est moins importante avec les skis comme seul appui au sol, et très rares sont les biathlètes à avoir un meilleur taux de réussite face aux cibles debout que couché. Le Français Quentin Fillon Maillet en fait partie (81% au couché, 86% au debout en 2025-2026).

À l’issue de l’ultime boucle, les biathlètes se dirigent vers la ligne d’arrivée. Les 60 premiers sont qualifiés pour la poursuite. Les temps finaux sont utilisés pour établir l’ordre de départ, avec des écarts arrondis à la seconde. Chaque concurrent poursuit donc son effort jusqu’à la ligne, quelle que soit sa place. Aux JO 2026 de Milan/Cortina (Italie), 1h20 devraient séparer le départ du premier dossard du passage sur la ligne du dernier arrivant.
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