Dans cette rubrique, retrouvez une moisson d’infos originales glanées au fil de la journée, en direct des JO 2026 de Milan/Cortina : coulisses, petites phrases, détails qui échappent aux radars… Bref, tout ce qui fait vivre l’événement olympique au plus près, au-delà des résultats.
🎿 « Nous atteindrons bientôt un point où le jury en saut à ski deviendra superflu »
Déjà utilisée pour compter les tours en patinage artistique ou pour évaluer les notes des snowboardeurs freestyles aux X-Games, l’intelligence artificielle va-t-elle être introduite dans le saut à ski ? La Fédération internationale de ski ne s’est pas encore positionné sur le sujet, le CIO annonce y réfléchir. Le PDG de Synerise, entreprise polonaise du secteur de l’IA, y croit lui fortement. « Cela peut paraître radical, mais je crois que nous atteindrons bientôt un point où le jury en saut à ski deviendra superflu », a affirmé Jaroslaw Krolewski auprès de la Gazeta Krakowska.

L’homme d’affaire explique son postulat : « Le système vidéo lui-même est déjà capable de vérifier aisément un concurrent et son style grâce à l’intelligence artificielle. Je pense que c’est assez simple à faire, notamment en analysant le vent, la progression du vol, etc. Cela peut être fait avec une telle précision que la compétition sera tout simplement plus équitable et le score ne sera plus sujet à l’erreur humaine. Par conséquent, comme je l’ai dit, je crois que ce n’est qu’une question de temps avant que le maintien d’un jury dans sa configuration actuelle ne devienne inutile. »

Les juges ont déjà été remplacés par la technologie en tennis, où seul Roland-Garros conserve des juges de ligne dans les tournois majeurs. Ailleurs, l’arbitrage automatisé a remplacé l’humain.
🔕 Les cloches ne sont pas les bienvenues sur les sites olympiques
Qu’elles sont loin les ambiances de coupe du monde de ski de fond, avec leurs tronçonneuses, leurs cloches et leurs drapeaux jurassiens. Pour les Jeux olympiques, l’ambiance est bien plus feutrée. Si le ski alpin est particulièrement touché par le phénomène, avec une ambiance fade à Bormio (pour les hommes) et Cortina d’Ampezzo (pour les femmes), les nordiques sont également touchés par le phénomène.

La liste des interdictions sur les sites olympiques est longue : drapeaux autre que ceux d’un pays représenté, chaises longues, tambours, hampes, et donc cloches. Celles-ci sont mises en consigne et n’entrent pas dans l’enceinte de compétition. Comme en témoigne Didier Jeanmonnot, père de la biathlète vice-championne olympique de l’individuel, auprès de RMC: « On avait emmené une grosse cloche de chez nous, sauf qu’on a vu que ce n’était pas autorisé à l’entrée. Vu le prix de la cloche, on n’a même pas essayé. »

Sauf que sur place, le Français a acheté une petite cloche homologuée, au prix prohibitif de 30€. Le comble est qu’il n’est pas certain de pouvoir l’emporter de nouveau pour le sprint (samedi, 14 h 45) ou la poursuite (dimanche, 14 h 45), comme le souligne 20 minutes : « Si vous vous l’étiez offerte un autre jour ou sur un autre site, elle risque de ne pas passer la rampe. Cela ne vient pas d’une communication directe du CIO, mais plutôt de l’application stricte des règles d’objets interdits par les organisateurs locaux. Jusqu’ici, le CIO n’a pas réagi à cette polémique très suisse, mais qui a pris de l’ampleur. »
🇷🇺 Des Russes sèment la confusion en tribunes du ski de fond
Si Saveliy Korostelev a connu un individuel skate compliqué (15e), le fondeur russe concourant sous bannière neutre a pu compter sur le soutien de ses compatriotes en tribunes. Selon une journaliste d’Yle présente sur place, une cinquantaine de compatriotes originaires comme lui du Tartarstan (région à l’ouest du pays) se sont installés dans les gradins. Sauf que leur présence n’est pas passée inaperçue.

Avertie par des supporters américains mécontents, la sécurité est venue leur confisquer des drapeaux tatars (vert, blanc et rouge), tout en empêchant les journalistes de filmer la scène. Un drapeau bleu et rouge à l’effigie du fondeur a cependant été bien autorisé, avec ces inscriptions en anglais : « Saveliy Korostelev : la route pour l’or commence maintenant, nous croyons en la victoire. Jeux olympiques 2026 ».
🇺🇸 L’erreur de débutant de John Steel Hagenbuch
Pour ses débuts olympiques, le fondeur américain John Steel Hagenbuch a commencé par une belle méprise sur l’individuel skate. Au départ, il s’est trompé de parcours et a été contraint de faire demi-tour. Des images isolées lors d’un ralenti par la réalisation internationale. 14e à l’arrivée, il a terminé à 1 min 05 de la tête, mais à seulement 9 secondes du top 10.
Ce qui lui a occasionné des regrets à l’arrivée : « J’étais tellement calme, détendu et concentré sur le moment présent que je n’ai pensé à rien. Je me suis mal orienté et ça m’a réveillé. J’ai probablement perdu 15 à 20 secondes, a-t-il estimé auprès d’Aftonbladet. C’était une erreur stupide, mais c’est humain. Je suis surtout content d’avoir continué la course et d’avoir persévéré. »
💸 Des médailles qui valent cher
Au-delà de leur valeur symbolique, les médailles olympiques ont également une cote monétaire. Et la forte hausse du prix des métaux précieux (or, argent, cuivre) depuis l’édition de Pékin (Chine) en 2022 ont forcément eu une incidence sur le coût des breloques distribuées à Milan/Cortina.

Oxford Economics a ainsi estimé la valeur absolue d’une médaille d’or distribuée lors des JO 2026 à 1 634 €, contre 598 € quatre ans plus tôt (+170%). Même ordre de grandeur pour la médaille d’argent, passée de 297 € à 846€ (+187%). Le bronze a également progressé, mais reste bien moins précieux : 3,12 € en 2022, 4,32€ en 2026 (+39%). « L’achat de valeurs refuges a été renforcé par une incertitude géopolitique accrue, l’imprévisibilité des politiques publiques et les inquiétudes concernant la viabilité budgétaire des économies avancées », commente le cabinet de conseil.

Chaque médaille distribuée lors des Jeux italiens pèse environ 500 grammes. Les breloques récompensant les champions olympiques sont en fait constituées de seulement 6 grammes d’or, le reste étant en argent. Les médailles d’argent sont uniquement dans ce métal. Et celles en bronze sont constituées majoritairement de cuivre.
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