Ski de fond : des larmes du skiathlon au bonheur d’une médaille d’argent dans le relais
Le contraste est saisissant. Quelques jours après la frustration du skiathlon, Hugo Lapalus a retrouvé le sourire, une médaille d’argent autour du cou. Entre les deux, un relais haletant.
Sur le skiathlon, le Cluse avait terminé au pied des rêves, avec cette 5e place difficile à digérer. Pas de médaille individuelle, malgré des ambitions légitimes. « Avant les Jeux, je me disais qu’à choisir, je préférerai une médaille collective à une individuelle. Quand c’est partagé, c’est toujours meilleur », a-t-il néanmoins rappelé au micro de France TV. Cette phrase est donc devenue réalité.

Dans le relais, le Français a tout donné pour maintenir l’équipe dans la course à l’argent. « J’ai tout mis pour rentrer », raconte-t-il. Devant, le quatuor norvégien semblait intouchable. Derrière, l’Italie, la Finlande, le Canada et les Etats-Unis jouaient la même partition que les Bleus. Dix secondes à combler, pas une de plus. « À un moment, je me suis dit que j’allais finir à 40 secondes, que j’allais tout planter. Franchement, c’était horrible. »
Mais Hugo Lapalus n’a pas lâché. Il savait que Mathis Desloges, double vice-champion olympique, attendait en avant-dernier relayeur. « Si je restais avec les quatre gars avec qui on jouait l’argent, il allait les tuer derrière. Je n’avais pas le droit de lâcher. » La lucidité au cœur de l’effort, la confiance dans le collectif.

À l’arrivée, l’argent a donc effacé les larmes du skiathlon. « Je crois que je ne suis pas déçu, c’est tellement la plus belle », souffle-t-il. Le bronze des précédentes éditions ? « On en avait un peu marre. » Cette fois, la marche est plus haute.
Le Haut-Savoyard insiste : cette médaille ne lui appartient pas. « Elle est pour tous ceux qui ont mis une petite pierre à l’édifice : le staff, les kinés, les techniciens, tous ceux qui ne sont pas aux Jeux… C’est une médaille qui va à tout le monde », assure-t-il.
Des larmes solitaires du skiathlon au bonheur partagé du relais, Hugo Lapalus a trouvé ce qu’il était venu chercher : la preuve que, parfois, le collectif guérit tout.
« Je crois que je ne suis pas déçu, c’est tellement la plus belle. On a une équipe de marteaux (sic). Avec les Norvégiens, ce sera de plus en plus proche. On les aura un jour, c’est sûr », conclut-il.
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