Ski de fond : Samaneh Beyrami Baher, les JO avec les skis de Jessie Diggins
Ce jeudi à la mi-journée, l’Iranienne Samaneh Beyrami Baher, 34 ans, a participé à l’individuel skating de ski de fond des Jeux olympiques de Milan/Cortina 2026. Bouclant les 10 km du parcours en 30 min 49 sec 9, elle s’est classée 98e de la deuxième course olympique de sa carrière, huit ans après celle de Pyeongchang (Corée du Sud) sur le même format.
Dans l’aire d’arrivée, elle a d’abord été serré de ses bras par la Brésilienne Bruna Moura, 99e du classement, puis par les trois médaillées de l’épreuve, qui attendaient l’arrivé des dernières concurrentes pour monter sur le podium. Parmi elles, on trouvait l’Américaine Jessie Diggins, bronzée.



Cette dernière a une place particulière dans le cœur de Samaneh Beyrami Baher parce qu’elle lui a offert, en fin d’année 2025 à Lavazè (Italie), une paire de skis de fond.
« Ce cadeau n’est pas simplement une paire de skis, écrivait-elle alors sur Instagram. Il représente un grand cœur, la gentillesse, la générosité et une partie du parcours d’une championne. Pour moi, il a une valeur qui dépasse largement tout ce qui est matériel dans ce monde. »
Soutenue par une entreprise française de BTP
Architecte de formation, l’Iranienne pratique le ski de fond depuis onze ans, comme elle l’a confié il y a quelques semaines dans un podcast de la BBC. Dans son projet olympique, elle a d’ailleurs été soutenue financièrement par Paclite Equipment, une entreprise française de BTP basée à Pinon (Aisne).

Avant de tomber amoureuse du ski de fond, Samaneh Beyrami Baher a pratiqué la natation à haut niveau dans son pays. « Je rêvais des Jeux olympiques, mais en natation, je ne pouvais pas y parvenir en tant que femme iranienne », dit-elle.
Seule Iranienne alignée en coupe du monde
« C’est vraiment une question de résilience, d’endurance, de dévouement et de travail acharné, continue-t-elle au sujet du ski de fond. Il faut consacrer sa vie à ce sport, car ce n’est pas juste 30 minutes, ni cinq ou six heures par jour. Il faut lui consacrer sa vie pour accomplir quelque chose. Ce n’est pas facile parce qu’il y a une pression sur tout le corps, et surtout sur le mental. Quand on est épuisé après 30 kilomètres et qu’on voit qu’il en reste encore 40 à parcourir, ce n’est pas simple. »

Alignée au départ de tous les championnats du monde depuis 2015, elle est également la seule Iranienne de l’histoire à avoir mis un dossard en coupe du monde, c’était à Davos (Suisse) en décembre 2022.
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