Jovian Hediger : « je peux rivaliser avec les meilleurs »

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Jovian Hediger n’est pas passé inaperçu lors des étapes de coupe du monde au Canada. Pour Nordic Magazine, le sprinter de Bex fait le point.

 

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Jovian Hediger a engrangé des points FIS.

 

Vous avez débuté la saison sur circuit de la coupe du monde. Le sprinter que vous êtes est-il content de  lui ?
Je suis parti au Canada avec comme but de marquer des points sur au moins une des courses. J’ai passé les deux prologues avec notamment un 3e chrono à Canmore, l’objectif est donc plus qu’atteint. Évidement lorsque l’on est dans un tel jour comme celui que j’ai eu à Canmore, on veut plus qu’une bonne qualification, mais dans l’ensemble je suis très satisfait de mon début de saison.

 

A Québec, vous finissez en 23e position. De votre propre aveu, vous avez manqué de force. Que voulez-vous dire par là ?
Lors de mon quart, j’avais comme tactique de prendre les devants dès le départ et de gérer la course. Dans une ambiance électrique, j’ai malheureusement perdu un peu mon calme une fois en tête, et j’ai perdu toute mon énergie en imprimant un gros rythme. Lors de la dernière ligne droite, je n’ai plus eu les forces nécessaires pour passer en demi-finale.


J’ai rarement vécu une telle ambiance au bord des pistes”

 

Etait-ce impressionnant de skier en plein centre ville ?
Je suis habitué à ce genre de situation. Il y a quelques années nous avions un circuit de sprint en ville en Suisse, et l’année passée j’ai couru à Milan. En revanche, je dois admettre que j’avais rarement vécu une telle ambiance au bord des pistes.

 

Canmore, vous avez carrément failli réaliser un vrai exploit. Vous chutez alors que vous disputez le quart de finale en deuxième position. Quelle pensée occupe votre esprit au moment où vous touchez la neige ?
Noooooooooooooooooooooooon ! Et plein d’autres mots qui n’ont pas leur place dans une interview.

 

Toujours à Canmore, deux semaines plus tôt, vous aviez profité d’une course FIS pour prendre vos marques sur cette piste nord-américaine réputée difficile ?
Nous avons eu droit à une préparation idéale. Nous sommes partis très tôt (le 24 novembre) et nous avons profité de cette course FIS pour finaliser notre préparation. J’ai eu de très bonnes sensations sur ce parcours dès le début : les grosses difficultés se situent en début de parcours et il fallait en garder sous le pied pour le finish.

 

Le retour en Suisse a été difficile”

 

Déjà votre résultat était encourageant !
C’était important de faire le plein de confiance et de courir plusieurs séries jusqu’en finale. En début de saison, on se demande toujours comment est la forme et il était très important pour moi de faire un bon résultat pour partir serein à Québec.

 

Deux étapes et, à chaque fois, vous engrangez des points. Avez-vous le sentiment d’avoir franchi un palier dans votre carrière sportive ?
Je l’espère. Mais je me dois de rester réaliste, cela ne veut pas dire qu’à partir d’aujourd’hui je vais toujours être dans les points. Par contre, je sais à présent que je peux rivaliser avec les meilleurs.

 

Vous allez passé Noël chez vous à Bex. Comment un sportif de haut-niveau gère-t-il cette parenthèse, surtout quand les résultats sont au rendez-vous ?
Je vais en profiter pour décompresser. Le retour en Suisse était difficile, j’ai été un peu malade et suite à ma chute, je m’étais bloqué la nuque. Bien évidemment, je ne vais pas arrêter de m’entraîner et préparer la suite de ma saison.

 

Au fait, quel est maintenant votre prochain objectif ?
Je vais devoir prouver que je peux aussi aller vite en classique pour me rendre à Liberec (coupe du monde). Ensuite, un des grands rendez-vous de la saison sera les championnats du monde U23 qui auront eu lieu aussi à Liberec fin janvier.

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