Jules Lapierre : « Ce que je retiens de ma première coupe du monde »

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SKI DE FOND – Le jeune fondeur revient sur sa première expérience en coupe du monde, lors du skiathlon ce dimanche à Lillehammer. Et il livre quelques enseignements cocasses.

 

  • A Lillehammer, vous avez découvert la coupe du monde. Est-ce ainsi que vous l’imaginiez ?

Oui je crois, à peu près. Bien sûr, c’est autre chose qu’à la télé mais c’est de cette façon plus ou moins que je m’imaginais les choses. D’autant plus que je n’y allais pas sans aucune information, j’avais déjà eu quelques explications de Vincent Vittoz et des anciens.

 

Oui complètement ! Je n’avais pas vraiment d’objectif de résultat, j’étais plus dans une optique de découverte du circuit et d’apprentissage, alors je ne peux qu’être content.

 

  • Qu’est-ce qui a été le plus dur dans ce skiathlon ?

Je dirais la partie classique, le deuxième et le troisième tours. De voir la tête de course s’éloigner tout doucement sans pouvoir rester au contact, sinon tu rentres dans la zone rouge (et là c’est foutu !), ça met un coup au moral. Enfin je ne sais pas si c’est ça ou juste que j’étais moins bien à ce moment. Bref c’était dur !

  • Franchir la ligne arrivée avec Adrien Backscheider et Clément Parisse n’a pas dû être pour vous déplaire ?

Absolument pas, c’est toujours un plaisir de finir entre Français. Je dis ça mais c’est la première fois… Surtout qu’avec Clément, on a presque fait la course main dans la main. Enfin, c’était plus souvent moi qui lui mordais les mollets que lui.

 

Ce que fait Johannes Klaebo est porteur d’espoir pour les jeunes comme nous

 

  • Le phénomène norvégien Klaebo a le même âge que vous. Il a remporté sa cinquième victoire consécutive en coupe du monde. Qu’est-ce que cette étonnante série de victoires vous inspire ?

Du respect, il domine autant en sprint qu’en distance, ce qui n’était pas le cas l’année dernière. Il a encore passé un cap cet été. Je trouve que c’est porteur d’espoir pour des jeunes comme nous. Il nous montre que tout est possible. Surtout que ce n’est pas le seul de cette génération à atteindre un tel niveau. En junior, l’écart de niveau n’était pas aussi important, je me dis qu’on va peut être progresser encore nous aussi, même si on est encore bien loin de ce qu’il réalise.

 

Johannes Hoesflot Klaebo (NOR).

 

  • Avez-vous été impressionné par d’autres fondeurs avec lesquels vous avez skié ?

Pas par un fondeur en particulier, plus par le niveau général de la coupe du monde. Ce qui m’a marqué, je le savais déjà mais on s’en rend vraiment compte dans la course : c’est cette capacité à ne rien lâcher qu’ils ont pour la plupart. Ce sont des chiens affamés ces mecs !

 

 

  • Quand vous analysez cette première expérience, où devez-vous porter vos efforts ?

Je pense qu’il faut que je sois plus actif sur les relances et dans les transitions de type enchaînements de virages ou petites portions de plat.

 

  • Un mot sur Maurice Manificat. Sa 5e place porte-t-elle les ambitions du groupe France ? 

Oui bien sûr, même si on aimerait tous qu’il nous claque un podium (je suis sûr que ça va arriver bientôt). Ça nous donne de la confiance de voir que Maurice et même Jean-Marc sont capables de jouer devant. Ça veut aussi dire que le boulot fait l’été porte ses fruits et que l’encadrement fait du bon job.

 

  • La suite, c’est quoi pour vous ?

OPA au stade des Tuffes le week-end prochain, deux individuels. Et après je ne sais pas encore.

 

Photos : Nordic Focus et Nordic Magazine

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