Jules Lapierre revient sur son « incroyable » 50 km d’Oslo

ski de fond, sports d'hiver, 50 km, Oslo, Dario Cologna, hiver, coupe du monde, skate

SKI DE FOND – Révélation de cet hiver au plus haut-niveau, Jules Lapierre a vécu un 50 km d’Oslo incroyable. Et a même eu droit à un gaufre offerte par un supporter ! Le Chartrousin sera aligné aux finales de l’OPA cup ce week-end.

 

 

  • Jules Lapierre, en trois mots, comment était votre 50 km d’Oslo ?

Une course incroyable autant du point de vue de l’ambiance que du parcours. Pour un premier 50, je n’ai pas été déçu et pourtant j’ai fini à bout de forces.

 

  • Plus sérieusement, quels souvenirs garderez-vous de cette incroyable course disputée devant des dizaines de milliers de supporters dans la Mecque mondiale du nordique ?

Ce qui m’a marqué, c’est cette ambiance “Tour de France”, tous ces gens qui viennent au bord de la piste c’est incroyable, j’avais les tympans défoncés.

ski de fond, sports d'hiver, 50 km, Oslo, Dario Cologna, hiver, coupe du monde, skate, stade, Adirien Backscheider

Adrien Backscheider (FRA), Simen Andreas Sveen (NOR), Dario Cologna (SUI), Jules Lapierre (FRA) sur le 50 km d’Oslo.

Et puis, skier parmi le gratin ça stimule, même un peu trop d’ailleurs, puisque je me suis retrouvé à mener le groupe en oubliant que c’était long 50 km… Je pourrais aussi retenir la saveur d’une gaufre proposée par un supporter lors du dernier tour ou l’hypoglycémie sévissait sur mon pauvre corps !

 

“La marche à franchir est encore immense, mais elle n’est pas infranchissable”.

 

 

  • D’un point de vue personnel, on vous a vu en tête devant les meilleurs fondeurs du monde. Qu’avez-vous ressenti dans ces moments là, aux côtés de Martin Sundby ou Dario Cologna ?

Je m’attendais à être “pendu” dés le début et à vite lâcher le groupe, et au contraire je me suis senti suffisamment bien pour me replacer parmi les meilleurs.

Bon il faut dire que ça c’était les quatre premiers tours… après j’ai pris un beau retour de flamme. Bref, pendant ces trente premiers kilomètres je me suis dis que c’était possible, certes la marche à franchir est encore immense, mais elle n’est pas infranchissable.

 

  • Avez-vous le sentiment d’avoir passé un cap physiquement cette saison ?

Pas spécialement. Je me suis surtout senti mieux préparé.

 

“Vivre la médaille du relais restera un moment gravé dans ma mémoire”.

 

  • Jules Lapierre, votre hiver a aussi été marqué par votre première coupe du monde puis vos premiers Jeux olympiques et un joli skiathlon disputé à Pyeongchang. Avec le recul, que garderez-vous en positif comme en négatif de cette expérience ?

Ce que je garderais de négatif, c’est sûrement le côté sécurité, la contrainte de toujours avoir son accréditation sur soi et de se faire contrôler partout où tu vas. Mais aussi le fait que les techniciens soient logés en dehors du village olympique pour l’ambiance générale c’était moins sympa.

Jules Lapierre, ski de fond, mondiaux U23

Lors du skiathlon des mondiaux U23.

En positif, l’ambiance générale des Français, le fait de partager des moments avec des sportifs d’autres disciplines, découvrir d’autres sports que je connaissais peu, l’euphorie d’une nouvelle médaille avec les soirées au club France. Vivre ce moment avec toute l’équipe sur la ligne d’arrivée du relais c’est vraiment un moment qui restera gravé dans ma mémoire. Et puis, je retiens aussi le skiathlon avec cette belle remontée en skate.

 

Aux mondiaux U23, vous avez pris une belle médaille d’argent derrière le jeune Russe Sptitsov qui a ensuite brillé aux Jeux. Ce résultat vous donne-t-il de grands espoirs pour la suite ?

J’essaie de rester lucide, ce n’est pas parce que j’ai fait une fois deuxième pas loin derrière lui que j’ai son niveau. Il a franchi un cap depuis ces mondiaux et j’admire sa progression mais pour ma part, j’ai encore du chemin à parcourir avant d’en arriver là.

 

  • Voir les copains gagner des médailles olympiques donne des idées pour la suite de votre carrière ?

Dans le stade, aux côtés de Damien Tarantola, j’ai pu encourager et suivre toute la course. Et j’ai été vraiment heureux rien que d’être là et de pouvoir partager ce moment avec toute l’équipe.

une, ski de fond, Jules Lapierre

Jules Lapierre lors d’une manche de coupe de France à Prémanon.

Dans l’immédiat j’ai un peu de mal à me projeter dans quatre ans il y a tellement de belles choses à faire avant, mais de savoir que cette équipe a été capable d’accrocher la médaille, c’est motivant pour la suite.

 

  • La fin de l’hiver approche avec notamment les championnats de France de Prémanon qui s’annconcent exceptionnels. Qu’attendez-vous de la fin de saison ?

Ce week-end, c’est la finale de l’OPA avec de beaux formats de courses. J’aimerais simplement me faire plaisir en faisant de belles courses.

La fin de saison, ce sont souvent des bons moment et des courses bien sympas notamment les relais. J’ai hâte de faire les championnats de France des clubs mais aussi le relais comité. La mass-start de Premanon me tente bien aussi. On verra la forme sur le moment mais j’aime ces moments de fin de saison ou l’on se retrouve tous.

 

Photo : NordicFocus

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.