Julia Clair : “Un hiver frustrant et décevant”

Meilleure tricolore de l’hiver en saut à ski, Julia Clair est pourtant “déçue et frustrée” de sa saison. Mais la Vosgienne est déjà prête à rebondir la saison prochaine. 

 

Julia Clair, après cette saison de coupe de monde, vous pointez en 20e du classement général. Quel bilan global tirez-vous de cet hiver ?

C’est un hiver assez décevant et frustrant à la fois notamment après l’été et les bons sauts d’entraînement effectués. Mais je n’ai jamais pu sortir ces sauts en compétition. C’est frustrant de ne pas avoir fait un seul très bon saut en compétition. Il n’y a pas un concours où j’ai terminé fière de moi, à chaque fois, un mauvais saut est venu ternir le tableau. Alors que je savais que je pouvais le faire. Je ne pensais pas aux bonnes choses une fois sur la barre. Je me suis mis trop de pression. Dès le début décembre en Norvège, j’ai voulu trop bien faire, j’étais trop lourde, pas assez souple, en manque de sensations. Et d’entrée, c’est mal parti. Il a ensuite fallu attendre le Japon. C’est revenu pour les mondiaux où j’ai fait un bon saut et le second raté…

 

Avec Coline Mattel, 22e et Léa Lemare, 29e de ce classement, diriez-vous que les Françaises doivent viser plus haut ?

Oui clairement. On a toutes le niveau pour faire mieux. Coline peut jouer devant, elle le sait même si ça a été plus dur pour elle cet hiver. Je pense que si on bosse bien et qu’on fait ce qu’on sait faire l’hiver prochain, on devrait être devant. On veut toutes faire mieux.

Julia Clair aux championnats du monde à Falun.

Julia Clair aux championnats du monde à Falun.

 

Daniela Irachko-Stolz, lauréate du globe, ou encore Carina Voigt, championne olympique, sont les grandes dames de cet hiver. Que vous manque-t-il pour jouer devant aux côtés de ces grandes championnes et remonter sur le podium comme en mars 2014 ?

Il me manque cette confiance. Les Allemandes et Autrichiennes ont peut-être plus de moyens que nous mais ce n’est pas le coeur du problème…On n’a pas été à la hauteur, on fera mieux l’hiver prochain. J’ai vu qu’à Oslo, j’étais correcte aux entraînements. Je sais que je peux aller taper devant. A moi de les transformer positivement en compétition et jouer devant.

 

Vous terminez logiquement meilleure Française de cette saison. Comment prenez-vous cette distinction “honorifique” ?

Ça ne représente pas grand chose. Par contre, ça aurait eu une vraie valeur si je m’étais battue avec Coline dans les 10. La meilleure Française à la 20e place, c’est tout simplement la pire place d’une tricolore dans un classement général de coupe du monde. On n’est pas à notre place… On se doit de rectifier le tir.

 

Cet hiver, Vosges matin et ses lecteurs vous ont élu “athlète féminine de l’année”. Forcément une fierté ?

Oui, être élue athlète féminine de l’année dans les Vosges, c’est vraiment bien. Le prochain objectif sera d’être athlète de l’année tout court. Mais la concurrence sera rude avec les Julien Absalon et consorts…

 

Quel est désormais le programme pour vous ?

Des vacances et retour à l’entraînement physique très vite. Dès fin mai, on retrouvera les tremplins, d’abord sur les petits tremplins en petits skis et combinaison de ski alpin avant de remonter sur les plus gros…


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