Julien Robert : « Je crois en ce groupe féminin »

Nommé au poste d’entraîneur de l’équipe de France dames de biathlon, Julien Robert souhaite avant tout « partager son expérience avec le groupe. » Entretien.

 

Julien Robert, vous êtes désormais l’entraîneur de l’équipe de France dames de biathlon. Heureux de cette nomination ?

Bien sûr que j’en suis heureux ! Si on m’a proposé et si j’ai accepté cette responsabilité, c’est qu’on croyais en moi et que je m’en sentais capable. C’est un nouveau challenge pour moi après avoir supervisé pendant deux ans et demi l’IBU Cup et le groupe B. Les objectifs seront différents (plutôt de la “formation” avant et des “réglages plus précis” avec un besoin de résultats maintenant).

 

Le staff de l’équipe de France voit une suite logique dans cette nomination, deux ans seulement après avoir un temps hésité entre vous et Thierry Dusserre. Y voyez-vous une reconnaissance du travail effectué ?

Je ne cherche pas de la reconnaissance mais plutôt de partager l’expérience que j’ai acquise en tant qu’athlète puis d’entraineur. Le biathlon ne s’apprend pas dans les livres et il faut être entouré de personnes compétentes comme j’ai eu la chance d’en bénéficier quand j’étais athlète.

 

Depuis l’arrêt de votre carrière, vous avez souhaité redonner au biathlon les joies que ce sport vous a apportées. Qu’avez-vous appris sur votre sport en devenant entraîneur ?

Le fait de devenir entraineur donne beaucoup de recul sur son sport. Un athlète est souvent trop concentré sur son entrainement et ses sensations au quotidien. L’entraineur doit être là pour être une sorte de miroir sur l’athlète afin de l’aider à prendre les bonnes directions doutant le moins possible.

 

J’ai plutôt gardé l’étiquette de bon tireur

 

Vous avez construit les succès de votre carrière (un titre mondial et deux médailles de bronze olympique en relais) sur la qualité de votre tir. Sera-ce une marque importante de la touche Julien Robert lors de la préparation estivale ? Quel type d’entraîneur serez-vous ?

Il est vrai que j’ai plutôt gardé cette étiquette de bon tireur. Malgré tout, mon passé de 13 années en coupe du monde et mon expérience pendant 5 ou 6 années d’entraineur m’ont donné une vision assez large sur la préparation générale du biathlon à haut-niveau. On ne finit jamais d’apprendre et de progresser dans un travail mais c’est toujours plus facile lorsque c’est une passion qu’on vit dans un environnement aussi riche que celui du biathlon ! Le groupe des filles vient juste de reprendre le chemin de l’entrainement et il me faut maintenant travailler avec elles pour les faire progresser tout en étant à l’écoute de chaque individualité.

 

Avec Marie Dorin-Habert enceinte, Marie-Laure Brunet encore incertaine, le collectif féminin emmené par Anaïs Bescond va légèrement bougé. Comment appréhendez-vous cette évolution ?

Il est clair que la situation liée à la grossesse de Marie Dorin-Habert et sur l’adaptation du retour de Marie-Laure Brunet sont des éléments importants à gérer cette année. Je reste néanmoins confiant pour ces deux athlètes même s’il y aura des adaptations à trouver. Avec elles, c’est effectivement un groupe qui sera emmené par Anaïs Bescond qui peut devenir encore plus beaucoup plus forte si elle réunit tout. Il faudra donc travailler dur et faire confiance aux athlètes de qualité qui composent les collectifs des équipes de France malgré un manque de densité dans le biathlon féminin français. Je suis quelqu’un avec un naturel optimiste mais également cartésien. Je crois en ce groupe mais je suis conscient que les résultats souhaités d’aujourd’hui n’arriveront pas tout seul….

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