Kayak : il faut sauver le soldat Daille

EtienneLa dépêche Reuters vient de tomber et elle rappelle Etienne Daille à la réalité après les tumultes du bassin de Lee Valley. «  Leader de la Coupe du monde de slalom en kayak monoplace (K1) avant la finale des JO de Londres, sa décevante septième place risque tout simplement de signer la fin de sa carrière. » L’explication, le jeune homme la donne lui-même : « Pour la suite de ma carrière, j’espère trouver des financements suffisants pour continuer. Mais cela risque d’être compliqué car je pratique un sport qui n’est pas trop connu et sous-médiatisé. Pour l’instant, je suis encore qu’étudiant et c’est mon club, la région [Rhône-Alpes] et le département  [de l’Ain] qui m’ont aidé jusqu’aux sélections pour les JO. Je n’ai aucun soutien financier d’ordre privé et ça, c’est un gros problème. »

Juste après avoir prononcé ce dernier mot, le jeune homme a fondu en larmes, précisent nos confrères.

Une médaille à Londres aurait permis au slalomeur de toucher une prime : La France prévoit 50 000 euros pour une médaille d’or, 20 000 euros pour une médaille d’argent et 13 000 euros pour le bronze. En outre, elle aurait séduit des sponsors toujours intéressés d’associer leur nom à un exploit aussi médiatique. Pourquoi pas, un contrat d’image ou contrat d’insertion professionnelle aurait pu être signé.

« J’étais là pour accrocher le podium, je ne voulais pas assurer une quatrième ou une cinquième place et c’est pour ça que dès le début de la finale, j’ai commis une erreur », a raconté Etienne Daille à Reuters. L’enjeu n’était donc pas que sportif.

A 22 ans, le Poncinois a vu sa carrière sportive exploser depuis avril. Ce sont les prochains JO qu’il faut désormais préparer, en toute quiétude.  Le troisième titre olympique de Tony Estanguet ne doit pas faire oublier qu’en 2008, il avait également échoué, bien que porte-drapeau. Une porte manquée l’avait reléguée à la 7e place. Pas pire, pas mieux que l’ancien skieur d’Hauteville-Lompnes.

Les pleurs d’Etienne Daille nous disent sa détresse. Il serait inconvenant de ne pas lui venir en aide. Déjà parce que l’année n’est pas terminée. Un titre de vainqueur de Coupe du monde est en jeu. Ensuite parce que le sportif de haut niveau n’a jamais été autant connu qu’aujourd’hui, bien qu’évoluant dans une discipline discrète. Il serait donc bien que la sonnerie de son téléphone retentisse pour un bonne nouvelle. Et ce, rapidement.


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