La Clusaz : premier podium de l’hiver pour la France

FOND – La Norvège a remporté le relais de La Clusaz. La France termine troisième.

 

Un relais 4 x 8 km était au programme de la coupe du monde de ski de fond de La Clusaz. La France a engagée deux équipes. Jean-Marc Gaillard et Valentin Chauvin ont pris le départ en style classique. Jusqu’au dernier tour, les deux tricolores sont restés dans le groupe de tête, dans l’ombre du Norvégien Paal Golberg, du Suédois Emil Joensson ou encore du Russe Evgeniy Belov. L’Allemand Thomas Bing était également dans le coup.

Au moment où le deuxième relais s’est élancé, huit équipes étaient encore à la bataille. Alexis Jeannerod est parti dans le groupe de tête, derrière Niklas Dyrhaug, mais juste devant Martin Johnsrud Sundby, qui avait chaussé des skis de skate. Ivan Perrillat-Boiteux a, lui, démarré avec un handicap de 37,4 secondes. La Suisse de Schnider, Rueesch, Livers et Kaeser, à 54 secondes, était déjà largement distancée.

 

Jean-Marc Gaillard

 

Clément Parisse

 

Alexis Jeannerod

 

Coup de poker perdant de Sundby

D’emblée, ces relayeurs ont été contraints de suivre la locomotive Sundby qui a imprimé un rythme élevé à la course. L’Italien Francesco De Fabiani et le Suédois Jen Burman ont évidemment répondu, six autres garçons prenant également place dans les wagons.

La surprise est venue de ce même numéro un mondial qui a carrément flanché dans les derniers kilomètres, au profit de ses challengers, dont Alexander Legkov. Avec son dossard 3, celui-ci a mis le pied sur l’accélérateur. Alexis Jeannerod est resté au contact, transmettant le relais à Clément Parisse dans de bonnes conditions (3 secondes de retard sur Dyrhaug). Mickael Philipot était à 1’38 de la tête.

 

Parisse en forme

Lors de leur premier tour, les skateurs ont pris le temps de s’observer. Le fondeur de Megève a suivi cette allure tempérée, skiant derrière Anders Gloeersen qui a succédé à Sundby. Jusqu’au moment où le Français a pris les commandes, ovationné par le public. Après avoir mesuré les capacités de chacun, il s’est ensuite raisonnablement replacé. Il restait alors deux boucles.

Quand les derniers compétiteurs se sont engagés dans la bagarre, il ne restait que sept équipes à figurer sur le devant de la scène (l’Italie a raccroché grâce à Federico Pellegrino). Les chances françaises reposaient désormais sur les épaules Maurice Manificat, confronté à Finn Haagen Krogh et Sergey Ustiugov. La seconde équipe tricolore pointait à 2 minutes 6.

En pole position, la première escarmouche destinée à réduire l’effectif trop élevé a été menée par le Russe. Trois équipes en ont fait momentanément les frais. Avec Lucas Boegl, l’Allemagne, elle, ne fléchissait pas. Bien au contraire, puisqu’elle passait devant. C’est dire que rien n’était encore joué.

 

Quatre hommes pour trois places

Quatre hommes se retrouvaient à pouvoir monter sur le podium. Maurice Manificat était de ceux-là.
Le dernier tour s’annonçait crucial. Krogh a accéléré le premier. Il s’agissait de lâcher Boegl. Ce qui a été réussi. Mais le Norvégien et le Russe Ustiugov n’ont pas attendu le douanier d’Agy.  Au sprint, le premier a décroché la victoire, le second une deuxième place. Les Français, eux, montent pour la première fois de l’hiver sur le podium.

La seconde équipe tricolore a fini 9e.

 

 

 

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