La France termine les Jeux olympiques avec la 8e place du relais hommes

Sochi_Biathlon

La Russie du fantastique Anton Shipulin a remporté au bout du suspens le relais hommes pourtant dominé pendant toute l’épreuve par la Norvège de Svendsen, malheureux sur son dernier tir. La France, hors de coup dès le premier relais, n’a pu s’inviter sur le podium complété par l’Autriche. 

 

On craignait le forfait de Martin Fourcade, embêté par une sinusite depuis plusieurs jours, mais c’est finalement son frère Simon qui a mis le clignotant dans cette dernière épreuve des Jeux olympiques, diminué par une gastro-entérite. Du coup, Alexis Boeuf intégre le quatuor tricolore et comme souvent en coupe du monde, lance l’exercice avant les relais de Jean-Guillaume Béatrix, Simon Desthieux et du triple médaillé de ces Jeux, Martin Fourcade.

Bien que malheureux dans ces Jeux olympiques avec une seule course disputée, le biathlète de la Féclaz assure parfaitement son rôle (10/10), sortant du pas de tir dans les skis de l’Allemand Lesser et du flamboyant Norvégien Tarjei Boe. Mais sur la piste, sans doute en manque de rythme, il recule légèrement et transmet le flambeau à 32 secondes alors que Tarjei lance son frère Johannes Boe seul en tête. « On se retrouve en chasse-patates, ce n’est pas facile comme situation on verra bien pour la suite, espère Boeuf. C’est du biathlon, ça peut changer à tout moment. »

Pendant ce temps, Jean-Guillaume Béatrix emmène le groupe de poursuivants avec Windisch ou Mesotitch en chasse des Norge, d’Ustyugov et Boehm, survolté sur la piste comme face aux cibles.

 

Bjoerndalen en route pour un triplé doré

 

A mi-course, trois nations tirent leur épingle du jeu : Norvège, Allemagne et Russie. Dans leur sillage, la France de Béatrix, malgré trois pioches (une au couché et deux au debout) mais grâce à un bon dernier tour, compte toujours une grosse demi-minute de retard (6e à 37 sec) quand Simon Desthieux entre en piste face à Landertinger, Malyshko, Bjoerndalen ou Peiffer, bref, que de gros clients !

Ole Einar Bjoerndalen sait que sa 14e médaille olympique est au bout de cette dernière course olympique et ne tremble pas au tir couché ! Le tiercé de poursuivants, Russie, Autriche, Allemagne, compte encore une solide avance sur le tandem franco-italien. OEB quitte le pas de tir après une démonstration phénoménale (cinq cibles couchées en 20 sec) quand ses adversaires s’y présentent.

Emil Svendsen, déjà (lui aussi !) double médaillé d’or à Sochi, s’élance avec un crédit de 2 sec sur l’Allemagne revenue comme une balle et une quinzaine sur le duo Slovénie – Russie.

 

La France privée de la bataille finale

 

Martin Fourcade, comme sur le relais mixte, part de très loin, à 1″04 min en compagnie de Lukas Hofer, pour viser une médaille collective, celle qui manque à sa razzia russe…

Devant, loin devant, Schempp, Svendsen, Shipulun et Landertinger se rendent coup pour coup sur le tapis. Le titre se jouera entre ces quatre nations. Sans la France après les deux pioches de Martin Fourcade, visiblement pas en pleine possession de ses moyens physiques aujourd’hui.

Sur la piste, l’intox bat son plein et c’est finalement le local Shipulin qui prend la responsabilité d’emmener le groupe vers le dernier des huit tirs de ce relais jusqu’alors assommé par la Norvège.

La guerre des nerfs commence pour ce tir debout à l’intensité remarquable. Une pioche pour l’Autriche, une pour la Russie, sans faute pour l’Allemagne de Schempp et… trois pioches et un tour de pénalité pour la Norvège. Svendsen craque et voit s’envoler son rêve de triplé olympique.

Schempp et Shipulin, porté par un peuple entièrement acquis à sa cause, s’observent dans le dernier tour. Le Russe glisse mieux. Le public vibre. Et pleure de joie quand son champion assomme le sprint final. L’Autriche complète le podium alors que la France prend la 8e place, très loin de son niveau mais avec deux coureurs malades, la délégation française ne pouvait espérer bien meilleur résultat. Ainsi se terminent les Jeux pour le biathlon français…

 

 

Le classement du relais hommes.

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