La Maille #19 La finance des-primes

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.
RUBRIQUES – Chaque jeudi, Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée…

Vous ne l’avez sûrement pas vu à la télé, car plutôt que de suivre la chaîne sénatoriale, vous étiez branchés sur un reportage d’un autre Senna sur une chaîne sport.

Et je ne vous blâme pas ! Comme vous, je trouve ça très vide, et pas que de sens, de regarder cette vacante immense-ité de salle sénale, ou démences idées de sales séniles. Vous n’êtes donc pas au courant de tous les détails oubliés du projet de loi de finances 2018, dont les primes versées aux athlètes médaillés aux Jeux olympiques.

Et oui, si l’entreprise France est productive et se place comme la crème de la crème des nations médaillées, cette nouvelle tarte-up devra rincer ses sportifs.

Mais en politique, ça fait toujours mal dès qu’on parle de bourses, et je ne dis pas ça parce qu’on compte en poings. Et comme d’habitude, quand on mélange argent et politique, c’est une affaire de gros-saouls.

À lire le rapport des comptes, les sénateurs semblent aller dans le sens de la dé-prime, même si tous ne sont pas d’accord. Dans l’hémicycle ils s’emmanchent, comme leurs doudounes, une nouvelle mode-alité de la capitale.

Pourtant, ces hommes poivre et sel, enfin surtout sel, voire complètement dépourvus de toute trace d’assaisonnement, ont réinjecté des finances dans l’art. Ça donne l’impression que c’est de l’art gens blanchis pour eux qui ont peur d’être complètement dégarnis de leurs œuvres.

La défiscalisation est un art très contemporain dont la Freud est la nouvelle expression. Sans compter la peinture corporelle, qui est, la aussi, une technique moderne de maquillage de compte très en vogue.

On pourrait croire que rien ne les atteint, alors que, non sans problèmes, ces grands adultes-errent. Ils ne finissent pour autant jamais en position de lit-sans-sciemment, en espérant que la grosse côte ne soit pas une sous-mise.

Mais il est vrai que, à leur décharge, dans notre vie politique les femmes les plus à-droite, elles parlent en Général de Gaule.

 Alors chers athlètes de la délégation française, courrez pour la gloire et pour nous faire rêver. Et qui sait, votre médaille finira peut être dans un musée financé avec le budget de votre prime de résultat.

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