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Le saut à ski pour les nuls

Le guide du saut à ski en quelques points

Vous souhaitez vous intéresser au ski nordique, et plus particulièrement au saut à ski, mais vous ne connaissez pas les termes employés par les spécialistes ? Pas de problème, Nordic Magazine vous dit tout !

Le déroulement du concours

Une compétition individuelle de saut à ski se déroule toujours de la même façon. Tout d’abord, il y a une phase de qualifications, où tous les athlètes sautent une fois. Les cinquante meilleurs (ou quarante pour les féminines) sont ensuite qualifiés pour la deuxième phase : la première manche.

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Stefan Kraft (AUT) – Volk/NordicFocus

Ici, les compteurs sont remis à zéro. Les cinquante sauteurs (ou quarante sauteuses) s’élancent pour effectuer une tentative. Parmi tous les athlètes engagés, seuls les trente avec le plus gros total de points se qualifient pour la seconde manche.

Lors de cette dernière phase, les points de la première manche sont comptabilisés. Les sauteurs réalisent un nouveau saut, du moins bon (du trentième) au plus fort (le leader) après la première manche. Les points additionnés déterminent le classement final. La victoire revient à l’athlète qui a le plus de points au total.

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Ryoyu Kobayashi (JPN) – Reichert/NordicFocus.

Comment se déroule un vol en saut à ski ?

Quand on voit un sauteur s’élancer, il est très difficile d’imaginer ce qu’il est sur le point de se produire lors des dix prochaines secondes. Il est donc important de découper le saut.

La première partie correspond à la phase d’élan. Le sauteur prend son impulsion et quitte la barre sur laquelle il est installé avant de prendre son envol. Ensuite, depuis les rails (réfrigérés ou glacés) où il fait glisser ses skis, l’impulsion en bord de tremplin est cruciale. On dit alors qu’il quitte la « table », terme qui symbolise la prise d’envol de l’athlète en bout de tremplin. Tous ces paramètres sont à prendre en compte, car ils déterminent la vitesse avec laquelle il s’élancera dans les airs. Une impulsion trop tardive le déséquilibrera, tandis qu’il perdra de la vitesse s’il saute trop tôt. Généralement, selon les tremplins, les athlètes de haut niveau atteignent des vitesses proches des 90 km/h avant l’amorce d’un saut.

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Karl Geiger (GER) – Reichert/NordicFocus

Maintenant que le sauteur est dans les airs, en espérant pour lui qu’il ait le bon timing, la phase d’envol est la plus importante. Une position impeccable, avec les paumes des mains dirigées vers le ciel, le corps vers l’avant et les skis bien en forme de V, et c’est le très beau saut assuré. Elle permet une bien meilleure portance de l’air qu’en gardant les skis parallèles, et ainsi, d’aller encore un peu plus loin.

La phase d’atterrissage est probablement la plus complexe. Lorsque le sauteur sent qu’il approche du sol, il rapproche ses skis et se redresse pour éviter la chute. Il effectue une fente avec un de ses pieds pour marquer la réception de son saut. C’est ce qu’on appelle « le télémark ». Cette figure permet à l’athlète de gagner des points lors du décompte global.

Le calcul des points

Deux facteurs majeurs sont comptabilisés lors du calcul des points : la longueur et le style. Plus on va loin, plus on marque de points. On parle de point K, sur un tremplin, pour évoquer la zone cible d’atterrissage. Lorsque vous entendez « K120 », imaginez ainsi que le point K est situé à 120 mètres.

En anglais, « HS » signifie « Hill Size » (« taille du tremplin »), ou distance qui sépare le point d’envol de la fin de la zone d’atterrissage. « HS120 » correspond donc à l’objectif d’atteindre les 120 mètres à la fin du vol. Si l’athlète va au-delà de cette ligne rouge continue, il inscrira un certain nombre de points supplémentaires. Au contraire, s’il n’atteint pas cette limite, il perdra des points.

En ce qui concerne le style, le « télémark » est évidemment l’une des principales figures prises en compte dans la notation. Il doit être tenu sur, au minimum, dix mètres pour être validé. Il y a aussi la qualité du vol (la position du sauteur, les mouvements parasites…), la réception dans sa globalité et la fin du saut. Tout ceci permet donc aux juges d’attribuer une note à l’athlète, qui déterminera avec les points donnés pour le saut en lui-même le nombre de points total.

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Peter Prevc (SLO) – Reichert/NordicFocus

D’autres facteurs extérieurs peuvent également être pris en compte. Tout d’abord, le vent. Des compensations peuvent être accordées à certains sauteurs selon sa direction. S’il souffle de face, on lui retirera des points, car on estimera que la météo aura aidé l’athlète à réaliser une meilleure performance (en le portant sur quelques mètres supplémentaires). En revanche, s’il est de dos, on ajoutera des points à son total, car on estimera que le vent a poussé le sauteur vers le sol.

Il y a aussi la position de la barre d’élan. Pour s’adapter aux conditions météo et à la sécurité des athlètes, les officiels peuvent ajuster la distance entre le début du saut et le point d’impulsion à la « table ». Plus elle est élevée, moins on aura de points car plus de vitesse au moment de l’envol. Ces paramètres viendront s’ajouter au décompte total des points, sans se soucier des performances en terme de longueur et de style.

La notation d’un saut

Les points de style ont toute leur importance dans un concours de saut à ski. Au bord de la piste, cinq juges sont positionnés au niveau du point K pour estimer la qualité globale du saut du sportif. La note attribuée par défaut est de 20/20. Les athlètes perdent ensuite des points selon les erreurs faites tout au long du saut. Des déductions ont ainsi lieu lors d’un mauvais positionnement pendant le vol, d’un « télémark » manqué ou encore d’une chute. Si les fesses ou une main touche le sol, il est automatiquement estimé que l’athlète a chuté. Une mauvaise position coûtera 1 point, un « télémark » raté 3 points, une chute 7 points.

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Lovro Kos (SLO) – Reichert/NordicFocus

À la fin du saut, qui se conclut une fois la ligne de chute franchie, on fait le compte. Parmi les cinq juges, de cinq nationalités différentes pour assurer l’équité entre chaque athlète, la meilleure et la moins bonne note sont retirées. Les trois autres complèteront ainsi tous les paramètres cités précédemment pour officialiser le nombre de points total de l’athlète sur ce saut.

Les duels éliminatoires (ou KO system)

La Tournée des Quatre Tremplins, ce nom vous dit peut-être quelque chose. Lors de cette compétition, qui est une forme de mini coupe du monde de saut à ski, l’épreuve débute par une séance de qualifications. Les cinquante meilleurs sont qualifiés pour une première manche un peu spéciale, qu’on appelle les duels éliminatoires.

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Valentin Foubert (FRA) – Reichert/NordicFocus

En effet, le sauteur le plus en forme sur la qualification affronte le cinquantième, le deuxième est opposé au quarante-neuvième, le troisième au quarante-huitième… Les vingt-cinq vainqueurs de leur duel ont ainsi droit de disputer la deuxième manche, auxquels on ajoutera cinq repêchés, qui ont réalisé les meilleurs sauts des éliminés.

Ensuite, le concours se déroule comme lors d’une compétition classique. Les trente sauteurs s’élancent du moins bon au meilleur. La victoire revient à l’athlète qui a le plus de points au total sur les deux manches confondues.

Le concours grand tremplin

L’épreuve la plus régulièrement disputée. Le déroulement de la compétition est classique avec des qualifications, une première manche et une seconde manche. La victoire revient à l’athlète qui a le plus de points au total.

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Killian Peier (SUI) – Thibaut/NordicFocus

Le concours petit tremplin (ou tremplin normal)

Comme son nom l’indique, le concours sur petit tremplin se déroule sur des tremplins plus petits que ceux de son grand frère. Le déroulement est le même, les notations aussi. Il faut sauter le plus loin et être le plus propre dans les airs et à la réception. La victoire revient à l’athlète qui a le plus de points au total sur les deux sauts.

Le concours par équipes

Chaque nation a la possibilité d’amener quatre athlètes pour disputer le concours par équipes. Vu qu’il y a évidemment moins de candidats à la victoire finale, seulement les huit meilleurs pays pourront accéder à la seconde manche. Chaque sauteur réalise ainsi un deuxième saut. Tous additionnés, la victoire revient au pays qui a le plus de points au total.

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Halvor Egner Granerud (NOR) – Modica/NordicFocus

Pour les Jeux olympiques de Pékin 2022, un concours par équipes aura lieu en mixte. Les nations devront donc respecter l’ordre suivant : une femme, un homme, une femme, un homme.

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