Le ski de fond en perte de vitesse, mais des signes encourageants

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Atout France, agence de développement touristique de la France, vient de rendre public le bilan de la saison 2010/2011 des activités nordiques sur le territoire français, et plus particulièrement du ski de fond. Environ 160 sites ont fourni leurs chiffres de fréquentation et de chiffres d’affaires « redevance ».  La richesse de ces informations permet de dresser un bilan national représentatif des activités nordiques. 

Cette année, ce bilan a été enrichi par les acteurs de la filière nordique comme la Fédération Française de Ski (FFS), l’Association Nationale des Centres et Foyers de ski de fond et de montagne (ANCEF) ou le comité d’organisation de la Transjurassienne Trans’Organisation. Ces apports permettent d’ajouter quelques indicateurs relatifs au mode de développement des disciplines nordiques et des tendances de pratique.

Jura : 20 % de l’activité”

Cette saison, les Alpes du Nord et le Jura totalisent les ¾ du chiffre d’affaires des activités nordiques, 20 % pour le passif jurassien. 

Le Doubs, qui l’an passé représentait avec le Jura la plus forte proportion de skieurs séjournants, se trouve, avec le département de l’Ain, dans les plus fortes proportions de cartes annuelles.  

Au-delà des constats chiffrés de l’étude, il semble que la pratique du ski de fond devient plutôt une pratique d’opportunité ou une pratique de proximité. Cette saison le chiffre d’affaires est de 7,3 millions d’euros pour une fréquentation de l’ordre de 1,6 million journées skieurs. La saison 2010-2011 apparait comme la 2e plus mauvaise saison en termes de fréquentation et la 3e plus mauvaise en termes de chiffres d’affaire depuis 1994. 

Christine Beaumont, à l’origine de l’enquête, en conclut même que le ski de fond ne peut plus être considéré comme un élément moteur des séjours touristiques au ski. Toutefois, elle ajoute : « les signes encourageants de reprise de la vente des cartes saison, s’ils se confirment l’hiver prochain, peuvent signifier l’arrivée de nouveaux pratiquants assidus. Il conviendrait à l’avenir, d’étudier le ressenti des clientèles et leur comportement d’achat vis-à-vis des différents forfaits. »

Retour du classique”

Les données relatives aux courses populaires, enregistrées et fournies par la Fédération française de ski, montrent que les organisateurs ont su donner de l’attractivité à leurs événements. La moyenne du nombre d’épreuves au sein d’un même événement est en augmentation car un large choix de courses (style classique ou skating avec des distances plus ou moins longues) est désormais proposé, ce qui permet de toucher et de satisfaire de nombreux pratiquants de niveaux différents. 

A noter que la pratique du skating est fortement dominante mais depuis 3 ans, on assiste à un retour du style classique (pas alternatif). Les coureurs en style classique représentent 22% des participants (15% il y à 3-5 ans) alors que dans un même temps, le pourcentage de coureurs étrangers en classique diminue de 60 à 50%.