Le Tour de France arrive dans le Jura

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Une arrivée à Porrentruy le dimanche 8 juillet, un premier passage historique sur le col du Grand Colombier le mercredi 11, le massif du Jura est gâté par le Tour de France. Les étapes Belfort-Porrentruy et Mâcon – Bellegarde-sur-Valserine offriront un terrain d’attaque idéal pour les puncheurs ! 

Ce choix du Jura, le directeur du cyclisme chez Amaury Sport Organisation (ASO), Christian Prudhomme, l’inscrit dans une logique « de valorisation des massifs intermédiaires comme les Vosges, le Massif Central, le Morvan par exemple. » Ce que le successeur de Jean-Marie Leblanc compare à « un magnifique terrain d’expression et de jeux pour les coureurs du Tour » emmènera la caravane sur le circuit Belfort-Porrentruy qui sonne comme un hommage à un coureur très populaire, Christophe Moreau (lire par ailleurs) : « Quand on peut faire un clin d’œil, on le fait avec plaisir, reconnaît en souriant Christian Prudhomme. Mais c’est surtout le terrain et la typicité du parcours qui définissent les choix de la direction du Tour. Et justement, cette étape ne manquera pas de piquant, avec sept ascensions répertoriées et une difficulté qui ira crescendo. Le final des cols de Saulcy, la Caquerelle et de la Croix sont redoutables avec des passages flirtant avec les 17 % ! »
Pour cet amoureux de vélo et ancien journaliste sportif, cette étape a tout d’une « sorte de grande classique Lièges-Bastogne-Lièges intégrée dans le tracé du Tour. Il y aura forcément de la bagarre et dans les pentes les plus raides, seuls les meilleurs resteront devant. Je suis convaincu que ce sera une étape qui comptera. »
Après le chrono bisontin et la pause mâconnaise, il sera temps de se mesurer « à un titan au-dessus de la vallée du Bugey », le col du Grand Colombier. « Quand je suis allé le repérer avec Jean-François Pêcheux (directeur de course sur le Tour, N.D.L.R.), je me suis dit : “mais pourquoi le Tour n’y est jamais venu avant !” Les premières pentes dégagent une impression phénoménale que vont découvrir coureurs et spectateurs. Ce col nous a éblouis. Il a fallu attendre plus de cent éditions pour le découvrir, croyez-moi, nous n’attendrons pas autant de temps avant d’y revenir. » 
Le col sera le plat principal d’une étape qui se terminera 40 km après le sommet : « Le Colombier servira de rampe de lancement pour des échappés sur lesquels les leaders trouveront ensuite appui devant. Sans oublier que la descente très périlleuse et technique ne laissera aucun temps à la récupération avant la remontée vers Richemond ; il y a aura vraiment de quoi faire sur cette étape, d’autant que les passages dans les Alpes et les Pyrénées sont moins longs que ces dernières années. » Et si le Jura désignait le vainqueur 2012 ? 

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Avec Christophe Moreau, Clément Dornier, Maxime Bouet et Sylvain Chavanel.