Les confidences de Jason Lamy Chappuis avant Lillehammer ce week-end

A quatre jours du coup d’envoi de la coupe du monde de combiné nordique à Lillehammer (NOR), le numéro un mondial Jason Lamy Chappuis s’attend à une saison disputée. Triple vainqueur de la coupe du monde, champion du monde et olympique en titre, il sera plus que jamais le combiné à battre. Ses adversaires seront nombreux ! Il dresse le bilan de sa préparation et affiche ses ambitions, notamment collectives, pour les mondiaux de Val di Fiemme.

Jason Lamy Chappuis, à quelques jours de la coupe du monde, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis impatient de commencer la saison. Je trouve toujours longue la période de préparation, les innombrables kilomètres en ski à roulettes. Maintenant, il est temps de commencer les premières compétitions, je suis toujours impatient de voir si ma préparation a été bonne, si je suis en bonne forme. C’est toujours un plaisir de mettre le dossard et de retrouver tous les autres athlètes.

Comment se sont déroulés ces derniers jours avant votre déplacement en Norvège ?
La semaine dernière, avant de partir pour Lillehammer, j’ai occupé mon temps entre l’entraînement et l’entretien du matériel : mettre les nouvelles consolidations, le fartage des skis, coudre mes nouvelles combinaisons de saut… Je me suis également reposer pour attaquer en bonne forme l’hiver. Chaux-Neuve Jason

Être l’athlète dominant d’un sport procure aussi une certaine pression. Comment gérez-vous l’attente continuelle de vos supporters ?
 C’est certainement plus difficile d’être l’homme à battre. J’ai l’impression que je ne peux pas passer à travers une compétition sans susciter des questions comme : qu’est-il arrivé? Êtes-vous fatigué ? Il faut juste voir que les autres athlètes s’entraînent dur et progressent chaque année. Donc si je veux continuer à être au sommet, je dois m’améliorer aussi et m’entraîner encore plus fort. J’essaie de rester concentré sur ce que je dois faire et si je fais les choses de la bonne manière, les résultats viendront.

J’ai travaillé mon saut pour retrouver un niveau élevé et constant”

Lors de vos camps d’entraînement entre Val di Fiemme, Hinterzarten, le tunnel d’Oberhof ou la Sardaigne, qu’avez-vous travaillé le plus ?
Nous avons fait beaucoup de camps d’entraînement dans le centre de l’Europe cet été (Allemagne, Italie, Autriche ..). Il est important de s’entraîner sur des sites différents avec des profils variés. En hiver, nous n’avons que deux sauts d’entraînement pour s’habituer au tremplin avant la compétition. L’an passé, j’ai amélioré mon ski mais un peu régressé en saut, raison pour laquelle j’ai travaillé le saut pour avoir un niveau constant et élevé cet hiver.

À Oberhof, vous vous êtes confrontés aux biathlètes français. Une confrontation intéressante ?
Il est toujours intéressant de discuter technique et entraînements avec d’autres athlètes, car nous pouvons apprendre les uns des autres. Surtout quand on voit les résultats des biathlètes français ! C’est pourquoi nous avons décidé de s’entraîner ensemble à Oberhof, c’était un camp d’entraînement très agréable et amusant.
 
Vous avez passé du temps sur le tremplin du championnat du monde à Predazzo. L’aimez-vous?
J’aime le tremplin à Predazzo, mais il présente un profil inhabituel… Pour s’habituer à ces conditions, nous avons fait deux camps là-bas cet été. 

Votre entraîneur Etienne Gouy estime que le temps est venu pour une médaille française par équipes aujourd’hui…
Une médaille dans le par équipes est notre objectif principal cette saison. Cela fait trois fois de suite que nous terminons à la quatrième place (Liberec 2009 – Whistler 2010 – Oslo 2011). Nous nous sommes entraînés dur, en ce moment nous sommes en bonne forme et avec nos deux podiums en sprint par équipe l’hiver dernier, nous savons que nous pouvons le faire. La clé est d’avoir quatre gars avec un haut niveau de performance, un seul équipier dans un mauvais jour peut compromettre la médaille.

Source : FIS
Photos : Nordic magazine