Les envies d’Anaïs Chevalier au Grand-Bornand

BIATHLON – Nordic Magazine a rencontré Anaïs Chevalier lors de la conférence de presse de l’équipe de France féminine. La Dauphinoise, ralentie dans sa préparation par une fracture de la clavicule, s’avance avec envie et ambition dans l’unique étape française du calendrier mondial.

 

  • Anaïs, votre préparation a été perturbée cet été avec votre fracture de la clavicule. Est-ce que vous vous étiez préparée à ne pas être tout de suite au niveau que vous aviez montré la saison dernière ?

Oui, après la blessure, je m’étais préparée mentalement à ne pas être au top tout de suite. Je savais que l’étape d’Östersund serait compliquée, que je commencerais à revenir sur Hochfilzen et ici au Grand-Bornand. Il se trouve que j’ai fait de superbes courses à Sjusjeon et que je me suis vue trop belle, trop au niveau. Je me suis pris une belle claque à Östersund. Clairement ça m’a fait mal, je ne m’attendais pas à tomber si bas. On a tout de suite réagi avec l’encadrement, pour essayer de remettre tout cela en place. Je pense que ça allait déjà mieux à Hochfilzen, et que je monte crescendo, je n’ai pas couru toutes les courses, j’ai certainement plus de fraîcheur que les autres.

  • Avec ce début de saison perturbé, comment envisagez-vous les Jeux olympiques, où il n’y aura que quatre places ?

C’est un peu le sujet sensible, il faut que j’arrive à faire abstraction de cela. Je sais que si je fais une course complète, je peux être devant. Il ne faut absolument pas que je sois à la chasse au résultat, ce n’est pas la bonne façon d’aborder la chose. Il me reste trois week-ends pour convaincre, à moi de jouer !

 

Je suis super contente pour ma sœur Chloé.

 

  • Comment avez-vous appris la sélection de votre petite sœur Chloé sur cette étape de coupe du monde ?

Je l’ai appris assez rapidement, j’ai vu le résultat de sa course à la fin de mon entraînement dimanche avant le relais et je suis tombé sur Stéphane [Bouthiaux, le chef de groupe] qui me l’a annoncé. Je suis super contente pour elle. En plus, elle sort d’une saison galère donc je suis très contente de la retrouver. Cela faisait aussi un mois que j’étais partie de la maison, donc ça me fait plaisir de la retrouver. La dernière fois qu’on était toutes les deux en coupe du monde, je revenais de blessure et elle c’était sa première sélection.

  • Vous êtes la seule de l’équipe, avec Anaïs Bescond, à avoir couru en 2013, lors de la première édition. Que retenez-vous de cette étape 2013 ?

Je retiens surtout un monde fou, au bord de la piste, un public qui était tout acquis à notre cause. Je n’ai pas de souvenir négatif de la pression supplémentaire de courir à la maison, mais je n’avais pas non plus le même statut. Je sens que je suis plus attendue cette année, notamment parce que je n’ai pas encore montré que j’étais au niveau. Donc il y a un double enjeu pour moi ce week-end. J’ai envie de profiter, je ne suis tellement pas à la recherche d’un résultat que finalement je suis assez zen, j’ai envie de me faire plaisir.


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