L’hommage à Alexis Bœuf

La décision d’Alexis Bœuf de stopper sa carrière de biathlète de haut niveau n’a pas laissé indifférent. Sur les réseaux sociaux, les hommages se sont multipliés, à l’exemple du post de Marie-Laure Brunet qui a également pris sa retraite récemment, ou de Martin Fourcade.

 

 

La dépêche AFP annonçant le départ du jeune homme de 28 ans de l’équipe de France a été largement reprise par les médias. Il faut dire que la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Elle intervient « après seulement quatre épreuves au programme, mais un début de saison 2014-15 difficile, qui fait suite à un hiver précédent déjà délicat. »

 

Coup d’arrêt après Sochi

Après les Jeux olympiques de Sochi, le Chambérien avait mis fin prématurément à sa saison. Tout comme Marie-Laure Brunet. « Alexis Boeuf a vécu des Jeux dans une grande méforme. En a-t-il trop fait cet été ? Pas assez ? Trop dispersé par ailleurs dans l’extra-sportif ? Il a sa propre réponse… », commentait alors Sandrine Bailly dans Nordic Magazine.  Le sportif a repris le chemin de l’entraînement en voulant tourner la page JO et se projeter sur une nouvelle saison.

Mais les premières compétitions, d’abord estivales sur le circuit d’Arçon puis hivernales à Sjusjoen puis Ostersund et enfin ce terrible sprint d’Hochfilzen ont eu raison de la volonté de “Choup”, comme il est surnommé dans l’équipe.

Le Savoyard ne s’est pas encore exprimé publiquement, il n’a parlé qu’à ses coéquipiers et au staff. Seul son entraîneur Stéphane Bouthiaux s’est entretenu avec les journalistes : «  Oui, Alexis a décidé de prendre sa retraite, c’est juste qu’il n’a plus de ressort et veut passer à autre chose », a-t-il déclaré.

Equipier modèle avec le relais tricolore, Bœuf a souvent brillé collectivement avec les frères Fourcade et Jean-Guillaume Béatrix. Une stabilité récompensée par quatre médailles mondiales et une victoire individuelle aux Etats-Unis sur une poursuite.

Hochfilzen n’est décidément pas un site qui réussit à l’équipe de France. C’est déjà dans la station autrichienne que Vincent Jay avait renoncé.

 

Alexis Bœuf à Oberhof (photo : Christophe Pallot/Agence Zoom)

Alexis Bœuf à Oberhof (photo : Christophe Pallot/Agence Zoom)

 

Reconnu pour ses départs ultra efficaces, s’appuyant sur une grande tonicité, Alexis Boeuf fut d’ailleurs champion du monde juniors en relais à Presque Isle avec notamment Vincent Jay… Troisième de l’individuelle à Antholz, il y décroche son premier podium en coupe du monde en 2010. Parmi son pedigree et illustrant ses capacités de fondeur, il a participé aux mondiaux de ski nordique à Oslo (35e de la qualifications) : « Je n’ai jamais choisi entre les deux disciplines. Pour moi, je fais du ski. Que ce soit avec une carabine ou pas », confiait-il à L’Equipe.

 

 

Alexis Bœuf à Hochfilzen.

Alexis Bœuf à Hochfilzen (photo : Stanko Gruden/Agence Zoom).

 

L’autre Alexis

Début septembre, Alexis Bœuf avait organisé la première du “Al’Aix Ski Invitational” , une compétition de rollerski à Aix-Les-Bains.

Fan de musique (sa play-list confiée à Nordic Magazine en page 2), il a également réalisé avec un grand sens créatif de nombreuses vidéos. En voici quelques-unes.

 

 


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