L’hommage du lundi #2

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RUBRIQUES – Rendez-vous du lundi émotion pour Robin Duvillard qui rend hommage à son ami Kaillou, David Poisson tragiquement décédé lors d’un entraînement au Canada.

 

À TOI, KAILLOU

Qu’on se le dise, c’était le genre de type dont tu avais peur au premier abord. Faut dire qu’un barbu d’1m72 pour 90 kg, tu évites de lui passer devant dans la queue, ou de le fâcher en lui demandant s’il est talonneur ou haltérophile… Bref, tu marches sur des œufs et tu évites pour une fois d’ouvrir trop ta bouche !

Mais passée la froideur habituelle du premier contact, l’homme se révélait bien plus chaleureux que son apparence vous l’aurait finalement suggéré.
David, je t’ai connu à mon arrivée en équipe de France militaire il y a quasiment 10 ans jour pour jour, et ce qui m’a tout de suite frappé, après ta poigne en me serrant la main et la taille de ton tour de cou évidemment, c’est la force tranquille que tu incarnais, le magnétisme que tu dégageais, le tout couplé à ton sourire franc et à tes mots, distillés, très distillés même, mais toujours justes. 

Tu étais le genre de mec qu’on voulait avoir à ses côtés, bon, peut-être pas sur un relais en ski de fond certes, mais c’est là l’exception qui confirme la règle on dira.

Tu vas nous manquer à tous, ceux qui t’ont côtoyé et partagé ta bonne humeur, et aujourd’hui je saigne en pensant aux potes descendeurs, ceux qui vivaient avec toi tous les jours et qui ont dû être sacrément secoués par ta mort.
Mais si jamais ils lisent ces mots, peut-être apprécieront t-ils de savoir qu’un autre a été plus secoué qu’eux… : ce fameux arbre que t’as percuté ! Parce que s’il y a une chose dont je sois sûr, c’est qu’il t’a peut-être eu, certes, mais te connaissant, avec ce que tu as dû lui mettre, il va en trembler jusqu’à la fin de ses jours ! Et à l’échelle d’un arbre, je crois que tu peux être fier de toi Kaillou !

Il y a 31 ans, Renaud écrivait ‘’putain de camion’’ pour la mort de Coluche, fan de vitesse lui aussi, et qu’il appelait affectueusement son ‘’gros’’.
Aujourd’hui, et pour l’immense majorité des athlètes des équipes de France de ski, il n’y a que peu de mots à changer pour rendre hommage à notre ‘’gros à tous’’, orphelins que nous sommes de toi, David.

 

‘’Putain c’est trop zarb,
Ce putain d’tronc d’arbre,
Mais que c’que tu foutais là?
Putain de vie triste,
T’es sorti d’la piste,
Et nous, tu nous plantes là..

J’espère qu’maintenant c’est bon,
Tu t’es mis au ski d’fond..

Kaillou nous on t’aimait bien,
Maintenant on est tous orphelins,
Putain de tronc, putain de destin, tiens ça craint.’’

———

Dire que t’es parti trop vite ne serait sûrement pas à ton goût parce que tu dirais que bon, 100km/h c’était que dalle! Alors je dirais juste que t’es parti trop tôt.

Ciao bolide…!!

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