Londres : une 7e place pour Etienne Daille le conquérant

 

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« J’ai pris les risques que je devais pour accrocher le podium. Mais voilà malheureusement aujourd’hui ce n’est pas passé… Au moins, j’ai essayé et je ne regretterai pas de ne m’être pas assez engagé dans cette finale ! ». Cette après-midi, Étienne Daille a terminé à la 7e place d’une course remportée en slalom K1 par l’Italien Daniele Molmenti. Le Tchèque Vavrinec Hradilek obtient l’argent, l’Allemand Hannes Aigner, le bronze.

 

L’ancien skieur du club d’Hauteville-Lompnes avait prévenu : « Je viens chercher l’or ». Il ne faut pas y voir la prétention d’un jeune homme ou l’inconscience d’un casse-cou. Le Poncinois n’avait tout simplement pas envie de jouer les touristes dans les eaux du Lee Valley White Water Center. « Je commets une erreur dès la 3e porte (N.D.L.R. : synonyme de deux secondes de pénalité) ». Pour la 18, il a choisi une option très difficile, mais rapide. Ce n’est pas passé. Un coup de poker, un coup du sort. 


« Derrière, j’étais obligé de prendre des risques pour accrocher le podium », explique-t-il à nos confrères du Parisien : « Les Jeux, c’est une ambiance particulière. On n’a pas l’habitude de voir 10 000 personnes au bord de l’eau, a expliqué le Français. C’est la course d’un jour. Cela ne reflète pas forcément l’équilibre d’une saison. Je ne suis pas le seul à me rater aujourd’hui. » Le Slovène Peter Kauzer, numéro un mondial, ne prend que la 6e place, plombé par trois pénalités. 

 

La stratégie d’Étienne Daille est assez logique au regard de sa carrière qui a explosé depuis avril. Il n’avait rien à perdre à tout tenter. « Je fais mon plus mauvais résultat aux Jeux », commente-t-il encore. Sans regret car, confie-t-il, « j’aurai été frustré si j’avais fini quatrième sans m’engager. » 

 

Les JO sont intraitables. « Personne n’y croyait hormis lui et peut-être un peu moi. Il va vite rebondir », assure son père Jérôme Daille. « J’espère trouver les financements nécessaires pour continuer ma carrière sportive, mais ce n’est pas gagné…, complète-t-il sur Facebook. Un GRAND merci à tous ceux qui m’ont soutenu et j’espère ne vous avoir pas trop déçu ! »

« L’essentiel n’est pas forcement dans le résultat , il est dans le fait d’avoir tout donner. L’avenir est devant toi et t’es un bel exemple pour beaucoup de jeunes kayakistes aujourd’hui », lui répond Julien Devoux, sur le même réseau social. Raphaël Wiche relativise : « tu as réussi les piges et atteins la finale des JO. D’autres sont passés à la trappe. Jérôme n’a pas pu en faire autant avec Gilles Lelièvre en C2 à l’époque par exemple… Évidemment, ce n’est pas là un parfait soulagement puisque seules les médailles ont tendance à compter mais tout de même…ce fut un sacré parcours accompli depuis un sacré nombre d’années. Tony en 2008 s’est raté et en 2012 est parvenu à relever cet (ultime ?) défi… Bravo pour les faits accomplis et vivement tes prochains exploits ! »

 

« Les larmes qui lui sont montées aux yeux à la sortie de la zone mixte disaient pourtant beaucoup de sa déception », commente L’Équipe.


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