Lucas Chanavat… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : le fondeur Lucas Chanavat.

 

 

Vous avez l’habitude de voir cet homme en mode mannequin sur les réseaux sociaux ou en mode champion sur les pistes. Mais derrière tous les clichés qui sont attribués à ma prise du jour, se cachent certaines explications. Lucas Chanavat dans La Maille du filet !

 

 

  • On voit des athlètes comme Northug ou Klæbo se distinguer volontairement avec des lunettes extravagantes ou des bâtons roses… Est-ce pour cela qu’on te voit toujours avec un tour de cou ?

Ce n’est clairement pas pour me distinguer. J’ai toujours été très sensible à l’exposition au froid sur le cou et si je n’en porte pas je tombe souvent malade juste après. En revanche j’essaye d’habituer mon corps pour pouvoir ne plus en porter.

  • Tu es natif du Grand-Bornand. C’est particulièrement le cas pour toi qui est né dans une ferme ?

Effectivement, je suis né dans un vieux chalet sur les hauteurs du Grand Bornand en plein hiver. Pour l’anecdote, le médecin n’a pas eu le temps de monter chez moi et l’histoire de ma naissance est assez marrante mais trop longue à raconter.

  • Quand on est Bornandin, on est plus ou moins chauvin qu’un Chamoniard ?

Moins chauvin puisqu’on à conscience qu’on est déjà parti avec un avantage considérable. On n’a donc pas besoin de le prouver constamment. (Rires) Je rigole bien sûr !

  • Un de tes collègues sprinter disait que l’appellation des « poneys » pour désigner votre groupe de sprinter se perdait un peu. Dommage ou renouveau ?

J’opterais plutôt pour renouveau. La Team Poney a évolué et s’est probablement professionnalisée, mais les valeurs initiales restent les mêmes.

  • Les sprinters suisses sont très actifs sur les réseaux sociaux avec le nom « xc-bullets ». Est-ce une particularité des sprinters de se trouver un nom ou une identité ?

Ça pourrait être intéressant de leur poser la question, mais je crois qu’ils font surtout ça pour s’amuser !

  • Comment on s’occupe entre les phases finales d’un sprint ?

On s’occupe pas vraiment, mais on cherche plutôt à récupérer au plus vite. En général, on se retrouve assez vite dans les starts et les tours s’enchaînent rapidement. Pendant ce temps, c’est la course des techniciens qui commencent pour nous refaire des skis au top à chaque départ.

  • Tu prends le temps de regarder les filles ? La compétition et le reste… ?

Pas vraiment je dois dire. Pendant la course des filles, c’est récup ou alors on jette un oeil pour voir si il y a des effets d’aspirations ou autres aspects tactiques.

  • Tu préfères défier Teddy Riner à la bagarre ou à la fourchette ?

Clairement à la fourchette, si je veux pouvoir continuer le ski.

  • Est-ce que ce sujet de « gros mangeur » est un peu lourd à la longue ou ça te fait rire ?

Ça me fait rire mais le temps où j’étais un gros mangeur est désormais révolu et je suis à des années lumières de ce que je mangeais plus jeune.

  • Et enfin, tu penses à quoi là tout de suite ?

Me faire chauffer 500g de riz, deux escalopes de poulet avec de la crème et recouvrir le tout de parmesan !

 

Photo : Nordic Focus

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