Lucas Chanavat : «Le travail paye, c’est motivant»

SKI DE FOND – Auteur de sa meilleure performance en coupe du monde ce week-end à Davos, le sprinteur du Grand-Bornand Lucas Chanavat a vécu une belle journée en Suisse. Entretien.

 

 

Sur cette finale de Davos, on vous a vu tantôt dans les skis d’Ustiugov tantôt aux avant-postes avant de lâcher dans la grande bosse, visiblement bien entamé par tous les efforts consentis. Comment avez-vous vécu cette dernière confrontation de la journée ?

J’ai fait un bon premier tour, j’étais placé comme je le voulais jusqu’à la sortie du premier virage après la descente. Je pensais faire mon effort pour faire la différence lors du second long plat montant, étant donné que c’est un secteur qui me convenait parfaitement, seulement ça n’a pas réagit comme je le souhaitais. J’ai eu du mal à finir ce plat et je n’ai pas pu tenir les skis d’Ustiugov et de Krogh, je n’avais plus du tout d’énergie pour la bosse et la fin du parcours. Je pense qu’avec les sensations que j’avais en demi et en quart j’aurais pu jouer devant mais pour cette fois il y a eu un tour de trop.

 

 

Avant cette finale, vous avez remporté la qualification, votre quart de finale puis votre demi, éliminant au passage quelques sérieux clients du sprint mondial. Que retiendrez-vous de cette belle journée ?

Je retiendrai la journée dans son ensemble, des qualifications à la finale.

Je voulais améliorer mon résultat en qualification par rapport à l’an dernier (9e) et accéder à ma première demie, j’ai largement rempli ces objectifs et j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer à ce niveau de performance.

Je suis satisfait de voir que le travail paye et c’est motivant pour la suite.

 

 

Jouer les phases finales d’un sprint avec le dossard 1, vous avez déjà connu ça, mais pas encore en coupe du monde. Est-ce quelque chose de particulier ou vous vous dites qu’une nouvelle course commence dès les quarts ?

J’avais déjà connu ça mais jamais à ce niveau là, j’ai tout de même retrouvé beaucoup de similitudes avec la course des Championnats du Monde U23 de l’an dernier. Le dossard 1 apporte de la confiance et c’est une situation qui me convient pour appréhender les phases finales. Néanmoins il est vrai que dès les quarts on repart pour une nouvelle course et c’est d’autant plus vrai en coupe du monde avec la densité présente sur le circuit.

 

 

Il nous reste à concrétiser par un podium

 

 

Ustiugov s’impose avec le dossard 29 : le plus compliqué n’est-il pas, aujourd’hui, de rentrer dans les 30 de la qualification ?

Je ne dirais pas que c’est le plus compliqué étant donné que chaque étape de la course peut être considérée comme compliquée.

En revanche c’est vrai que c’est une étape particulièrement stricte, spécialement sur certaines épreuves comme à Davos où les 30 premiers se tiennent en 4 secondes. C’est pour cela qu’on peut retrouver un gros dossard comme le 29 en finale. Au même titre on aurait pu retrouver Baptiste, qui manque la qualification pour 13 dixièmes, en finale à la place d’Ustiugov.

 

 

Déçu de l’entame à Kuusamo, le groupe des sprinteurs avait fait mieux à Lillehammer et là, en plaçant quatre Français en quarts, a plutôt bien figuré à Davos. Réconfortant pour la suite ?

Oui nous sommes en progression pour la suite, maintenant il nous reste tout de même à concrétiser par un podium ou une victoire pour être réellement satisfait.

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