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M. Wibault : « J’aimerais gagner la Transju’classic »

Tenant du titre de la Transjurassienne, Mathias Wibault sera ce samedi au départ de la Transju’classic et comptera clairement parmi les principaux favoris. Grand amoureux du classique, le Chamoniard rêve d’accrocher cette épreuve à son palmarès.

 

Mathias Wibault, vous êtes le tenant du titre de La Transjurassienne. Si vous deviez me donner une image de l’édition 2014 ?

Une image ? Alors ce serait dans la descente de Chez Liadet où je comprends que je vais gagner la course, que je ne serais pas repris. C’est l’image la plus forte de cette victoire. Je me suis inscrit pour la gagner mais de là à la gagner, y a du boulot ! C’était un rêve pour moi de remporter La Transjurassienne.

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Quelle place revêt cette épreuve dans le palmarès d’un amoureux des longues distances ?

Dans le domaine des longues distances, c’est la plus grande course en France et sans doute l’une des plus difficiles du monde. C’était important de la gagner, une grande fierté. C’est ma plus belle victoire car elle s’inscrit dans un contexte particulier ce jour là. Je n’étais pas aux Jeux olympiques et avais envie et besoin de rebondir. Je l’ai fait de belle manière face à un beau plateau.

 

Quels sont, selon vous, les points forts du parcours ?

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Sa longueur est déjà un défi, on dépasse le format marathon ou 50 km. 76 km, c’est la deuxième la plus longue au monde après la Vasaloppet. A partir du 50e km, ça devient difficile pour tout le monde. Il faut rester concentré tout le long car ça peut sortir à tout moment. Ensuite, il y a deux ou trois points clés comme le Risoux, la Célestine et l’arrivée où on doit être bien placé. On peut être bien dans le Risoux et, une fois à Bellefontaine, on attend les réactions du corps. Ça peut vite basculer du bien ou beaucoup moins bien : il peut se passer plein de choses sur une telle distance.

 

Il fait gérer l’effort et être patient

 

Quels ingrédients sont-ils nécessaires pour remporter une telle épreuve ?

Il faut gérer l’effort. Etre patient. Ça peut se jouer à un détail, on doit être en forme au bon moment. C’est sympa d’emmener la course à Bois d’Amont ou dans le Risoux mais c’est rare que la course se décante avant le 50e km. Je pense qu’on ne verra plus de vainqueur s’échapper au pied du Risoux. C’était quelque chose que les fondeurs osaient tenter dans le temps, ils savaient résister seul face à un groupe. La façon de courir n’est plus la même aujourd’hui. C’était des costauds ! Le fait que ça skie plus vite, que la glisse soit meilleure donne une course plus serrée. C’est ainsi plus difficile de sortir du peloton. L’an passé, sans la fin de parcours beaucoup plus dure, on serait tous arriver au sprint.

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Cette année, vous avez décidé de vous aligner sur la Transju’classic ?
Oui, comme il y a deux ans où je terminais 5e. Le classique est mon style de prédilection, c’est vraiment une course que j’aimerais gagner. Je pense qu’avec les mondiaux en 50 km classique un mois plus tard, ça pourrait amener du beau monde au départ. Le support FIS marathon cup renforcera aussi l’intérêt des fondeurs sur cette épreuve. Ce serait d’autant plus intéressant et je pense qu’on aura droit à une course différente des dernières années. Ça peut faire une belle édition avec un très beau plateau…

 

Que pensez-vous du nouveau tracé de 68 km qui n’emmène plus les fondeurs au Brassus, en Suisse ?

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Ça ne va pas changer grand chose physiquement… Ce n’était pas des kilomètres difficiles. Ce qui peut évoluer, c’est qu’on arrive des Rousses et qu’on attaque directement dans la montée. Ça permettra de mieux se placer au pied de la bosse. Pour l’aspect tactique, ce sera plus simple.

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