La Maille #23 : Pyeongchang à digérer

UBRIQUES – Chaque jeudi, le skieur de fond Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

RUBRIQUES – Chaque jeudi, Clément Mailler pose les skis pour sortir sa plume aiguisée.

 

 

Vous le savez évidemment car vous en êtes tristes. Vous n’aurez plus le plaisir de vous coucher le soir en vous demandant quelles courses sont au programme, et de vous lever le matin en comptant les médailles de la nuit. Les Jeux Olympiques en Corée c’est terminé… et c’est pas plus mal !
Si pour nous c’est plaisant, les athlètes commencent à en avoir ras le bol, ils ont déjà assez riz comme ça. À force, ça fait tourner la tête, et ça devient l’Asie-zanie dans l’assiette. L’accueil en Corée est certes convivial, mais consistant quand on s’attelle à goûter aux traditions locales.
Sans faire encore une fois la blague où l’on riz, le régime est sans gluten et sans-le-vin, mais pas sans spiritueux.
Ici, la seule pression que vous trouverez est sur le plateau des athlètes. Mais comme chez nous, où la kro-n’en-bourre pas qu’un, ils ont sur place leur lot de digestifs. Même si dans le pays, les anciens ne Suze pas.
Tous sans exception, de ceux qui font la bob aux sauteurs à ski les plus sérieux, n’échappent pas à la tournée des quatre trop-pleins.
S’ils ne veulent pas se faire Saké, sans être saoulé, leurs foies intègres de sportifs sont obligés d’y plonger.

Un bol de riz-Corée

La difficulté est de faire attention à ce qu’ils prennent. Le salbutamol, par exemple, n’est pas un alcool à fort degré, mais plutôt une excuse à prendre au second degré. Parlez-en à Therese Johaug, qui n’a pourtant fait que tremper les lèvres. Pas non plus de soupe miso-gin, qu’on évite même si ça ne se mélange pas, et laisse un mauvais goût d’all-haine.
N’allez par contre pas croire que tout n’est qu’alcool. Par exemple à l’heure du petit déjeuner, au pays du matin calme, il est de tradition de trouver un bol de riz-Corée.
Alors s’il vous plaît, chers téléspectateurs, laissez rentrer ces pauvres sportifs.
Sans me faire la vodka du diable, je trouve qu’ils ont assez subi cette situation qui n’a pas dix-solutions, et qui pour eux, n’est pas cirrhose.

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